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Ecologie


Plus de 50 nouvelles espèces découvertes à Bornéo

L’île de Bornéo reste l’un des rares endroits du globe à avoir conservé une grande partie de sa forêt tropicale originelle. Au moins 52 nouvelles espèces d’animaux et de plantes y ont été découvertes cette année. Il s’agit de 30 espèces de poissons, 2 de grenouilles arboricoles, 16 de gingembre, 3 d’arbres, etc.

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Parmi ces espèces, citons un poisson miniature (le deuxième plus petit vertébré au monde, mesurant moins d’un centimètre de long) découvert dans les eaux acides et sombres des tourbières de l’île, six poissons combattants, un poisson-chat dont la dentition saillante et la poitrine adhésive lui permettent de se coller littéralement aux rochers…

La plupart de ces espèces ont été découvertes dans la région montagneuse et forestière du centre de l’île, une région menacée par l’industrie du caoutchouc, de l’huile de palme et de la production de pulpe à papier. En effet, si les 3 pays qui se partagent l’île de Bornéo (Brubei Darussalam, Indonésie et Malaisie), se sont engagés à apporter leur aide à la conservation et la gestion responsable du cœur de Bornéo, pour l’heure, ce ne sont que des discours face aux 2 millions d’hectares de forêt qui disparaissent chaque année.

Source:wwf
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Attribuer de la rareté à certaines espèces peut causer leur extinction
Plus une espèce animale ou végétale est rare, plus l'homme lui attribue de la valeur… et peut entraîner son extinction. Cette analyse, publiée dans la revue PLOS Biology par des chercheurs du laboratoire Ecologie, systématique et évolution (CNRS – Université Paris 11), bouscule les théories classiques en économie de l'environnement. Elle remet notamment en cause l'exploitation de certaines espèces et contribuera peut-être à changer les comportements et les législations : achat de produits de luxe comme le caviar ou le bois exotique, collection et observation d'espèces rares, chasse.

En biologie de la conservation, les chercheurs étudient la dynamique des espèces et en particulier la relation entre la taille des populations et leur survie. Ils ont décrit chez certaines espèces un scénario « en boucle » appelé effet Allee : plus une population est grande, plus elle se reproduit et plus elle prospère, jusqu'à un certain point. A l'inverse, si la taille de la population diminue - augmentation de la mortalité ou baisse de la reproduction - l'espèce ne parvient plus à survivre et à se reproduire, ce qui accroît de plus belle sa diminution, jusqu'à son extinction. On peut citer comme exemple les espèces qui chassent en groupe, se défendent à plusieurs ou ont besoin d'une densité élevée pour que la fécondation soit efficace : invertébrés marins, plantes à pollen, etc... Une des idées communément admises concernant cet effet Allee est sa nature fondamentalement naturelle. Il serait intrinsèque à certaines espèces ou populations. L'homme ne pourrait que favoriser ou, au pire, déclencher ce processus en poussant des populations en dessous de leur seuil minimal de densité.

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L'équipe du laboratoire Ecologie, systématique et évolution (CNRS – Université Paris 11) montre, au contraire, que les activités humaines pourraient créer de toute pièce un effet Allee et ce même chez des espèces qui n'en souffriraient pas naturellement. Comment ? En attribuant de la rareté et donc de la valeur à certaines espèces. Pour parvenir à ce résultat, ils ont modifié un modèle mathématique classique en économie de l'environnement. Ce modèle est souvent utilisé comme justification par les personnes cautionnant l'exploitation intensive d'espèces animales et végétales. Il montre que l'extinction économique d'une espèce survient avant son extinction biologique : si une espèce se raréfie, son exploitation devient trop onéreuse et finit par cesser avant que l'espèce ne soit irrémédiablement détruite, ce qui lui laisse la possibilité de se rétablir.

 

Mais, comme l'ont montré ces chercheurs, quand l'homme attribue de la valeur à certaines espèces rares, les coûts importants d'exploitation sont contrebalancés par une demande importante. L'exploitation de ces espèces est donc maintenue, même à très faible densité, ce qui accroît leur rareté, donc leur valeur et leur exploitation, et peut, par ce cercle vicieux, mener à leur extinction.

Ils ont décrit plusieurs types d'activités humaines pouvant créer ce processus. Les chasseurs de trophées tout d'abord, collectionneurs de proies comme les grands carnivores, sont prêts à dépenser des fortunes pour ajouter une espèce rare à leur tableau de chasse. L'attrait rencontré pour les produits de luxe - bois rares, oeufs d'esturgeons, fourrures - les produits de médecine traditionnelle ou dernièrement les nouveaux animaux de compagnie (NAC), maintient sur le marché des espèces rares et souvent protégées qui s'arrachent malgré leurs prix élevés. Paradoxalement, les personnes intéressées par l'étude ou la conservation de la biodiversité peuvent aussi contribuer à son déclin. Ainsi, les collectionneurs vont augmenter leur effort, y compris financier, pour acquérir des espèces rares, coquillages, insectes ou plantes. Les « éco-touristes » seront quant à eux d'autant plus attirés par l'observation directe d'espèces qu'elles deviennent rares, entraînant des problèmes de mortalité et de baisse de la reproduction.

Il est donc urgent de changer les mentalités et de contrer ce phénomène qui pourrait mettre en danger de très nombreuses espècesanimales et végétales, qu'elles soient rares ou qu'elles risquent de le devenir.

 

Source:cnrs


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Les especes en voit de disparition
Détection automatique des insectes nuisibles dans les cultures
   
Le National Information and Communications Technology Australia (NICTA) est le centre d'excellence australien pour la recherche dans le domaine des technologies de l'information et de la communication.
NICTA et le Centre de recherche coopérative pour la recherche en biosécurité végétale (CRC for National Plant Biosecurity) vont collaborer pour mettre au point un système automatique de détection des infestations et maladies dans les cultures.
Une partie du projet consiste à développer des systèmes d'analyse spectrale adaptés au suivi des cultures qui pourraient, par exemple, être installés sur le capot des
era ainsi capable de détecter lorsqu'un insecte sera pris au piège et de déterminer s'il s'agit d'un insecte nuisible grâce à une banque de données.
Actuellement l'inspection des plantes est une opération fastidieuse et longue qui mobilise du personnel sur le terrain. Un avantage immédiat de l'automatisation du système de détection sera un énorme gain de temps et de r       véhicules des fermiers ou des patrouilles de contrôle.
Le deuxième volet du projet vise à élaborer des "pièges intelligents" constitués d'un piège à insectes classique à usage domestique et de capteurs. Le dispositif s
essources pour les exploitants agricoles et les services d'inspection. A plus long terme, cette technologie permettra d'accumuler de vastes quantités d'informations relatives à la distribution et aux déplacements des insectes nuisibles. Ces données pourraient servir, dans le futur, à la prévention et au contrôle de la propagation des insectes ravageurs et des maladies.
La nanotechnologie vue sous l'angle militaire
Econews
Énergie Brookfield veut ériger un parc de 145 éoliennes à Lakeshore, dans le comté d'Essex.

Le producteur d'énergie signe des baux avec des propriétaires de l'est du comté, situé dans le Sud-Ouest de l'Ontario.

Pour construire les éoliennes, Énergie Brookfield a besoin de louer plus de 45 000 hectares de terres. L'entreprise a déjà signé des baux à long terme avec 160 propriétaires, pour 6400 hectares.

L'érection des éoliennes pourrait s'amorcer d'ici 3 ou 4 ans.

Entre-temps, Énergie Brookfield prévoit répondre aux prochains appels d'offres pour la production d'énergie renouvelable de l'Ontario Power Authority.

Basée au Québec, Énergie Brookfield possède plusieurs infrastructures qui produisent de l'énergie dans le Nord-Est de l'Amérique du Nord et en Amérique du Sud.
Source:radio-canada.ca

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Une grande partie de l'énergie consommée en 2002 dans le monde (près de 90%) provient de gisements de combustibles fossiles : pétrole (35 %), gaz (21 %), charbon (24 %) et uranium (7%) (Agence Internationale de l'Energie, 2004). Et, sur 26,8 milliards de barils de pétrole consommés chaque année, la moitié l'est pour le secteur des transports.

Pourtant, ces sources traditionnelles d'énergie posent de nombreux problèmes :
  • Leurs stocks sont en quantité limitée, elles sont épuisables. Or la consommation de ces énergies ne cesse de croître, les rendant de plus en plus difficile et coûteuses à exploiter, ce qui en augmente les prix. Ainsi, des ressources qui étaient peu rentables avant le deviennent (comme l'exploitation pétrolière off shore) et la recherche d'innovations techniques est stimulée. Alors que les énergies renouvelables (ER) sont par définition quasi inépuisables et présentes abondamment.
    Pour autant, les réserves d'énergies fossiles sont encore importantes : 40 ans pour le pétrole, 60 ans pour le gaz et 400 ans pour le charbon en 2004. Nous noterons qu'il existe de nombreuses estimations parfois contradictoires sur les réserves de pétrole faisant varier les chiffres entre 40 à 200 ans...
  • Leurs gisements sont géographiquement limités puisque le Moyen orient détient environ 70% des réserves connues de pétrole, et les pays de l'ancienne Europe de l'Est, de l'ancienne URSS et du Moyen orient détiennent 80 % des réserves connues de gaz. Ce qui engendre une tension sur les prix et une insécurité sur l'approvisonnement.
    De surcroît, selon D. Losman, les Etats-Unis dépensent de "30 à 60 milliards de dollars chaque année pour assurer la sécurité des réserves de pétrole du Moyen Orient, alors que ses importations en provenance de cette région se sont montées à 10 milliards de dollars seulement par an entre 1992 et 1994" ("Economic Security : a National Security Folly ?", Cato Institute, Cato Policy n°9, 08/2001).
  • Le premier choc pétrolier de 1973 a incité les pays industrialisés (les plus gros consommateurs de pétrole) à se tourner vers des énergies alternatives. "Mais cela s'est fait, notamment en France, au profit d'une autre énergie fossile, et donc non renouvelable : le nucléaire, c'est ce que l'on appelle, en économie, l'effet de verrouillage technologique." (M.Baudry, faculté de sciences économiques de Rennes 1, 2002).
    L'accroissement important de la demande de pays comme la Chine (x3 en 2 ans), la vétusté des infrastructures des pays de l'OPEP (notamment en Arabie Saoudite) et les tensions géopolitiques (conflits en Irak, ...) accroissent la tension sur le prix du pétrole (jusqu'à 70 dollar le baril mi 2006). L'insuffisance de l'offre pourrait être une cause majeure de tension voire d'apparition d'un 3ème choc pétrolier.
  • Les combustibles fossiles contribuent massivement au réchauffement progressif de la Terre par le phénomène de "l'effet de serre" à cause du CO2 que leur combustion rejette dans l'atmosphère tout en la polluant. Par exemple, suite aux accords de Kyoto, l'Allemagne est parvenue à elle seule à économiser quelque 50 millions de tonnes de CO2 (BMU, 2004).
  • La crainte de l'énergie nucléaire, de ses déchets et les risques de prolifération des armes nucléaires. D'autant plus que les programmes nucléaires devant prendre le relais des réacteurs classiques s'avèrent couteux et complexes.
  • Les sources conventionnelles d'énergie présentent des risques de catstrophes majeures : marées noires, fuites radioactives, explosions de gazoducs...
  • Il y a permanence et aggravation du non-développement économique et social de pays et régions qui ne peuvent avoir accés à des formes modernes d'énergies, notamment l'électricité (environ deux milliards de personnes n'y ont pas accès). Les investissements pour y parvenir sont trop lourds et l'approvisionnement de tels systèmes en énergies fossiles importées ménerait ces pays à une dépendance énergétique inacceptable. Or, l'utilisation d'énergies renouvelables assure une gestion intelligente des ressources tout en développant l'emploi local. Ceci est également valable pour les pays industrialisés comme l'Allemagne où 135 000 nouveaux emplois sont issus des ER (BMU, 2004).
  • Source:notre-planete.info/
    l’hydrogène devient un biocarburant
  • La pile à combustible, moteur de l’avenir, souffre d’un défaut majeur : l’hydrogène nécessaire à son fonctionnement reste extrêmement polluant à produire. De récentes découvertes permettent pourtant de l’extraire proprement de l’éthanol, voire du sucre ou de déchets végétaux. Une révolution !

    « Si je devais choisir l’énergie chimique du futur, ce serait sans aucune hésitation la pile à combustible. C’est de l’hydrolyse à l’envers, c’est fantastique », s’enthousiasmait Joël de Rosnay, ancien chercheur au MIT et conseiller du président de la Cité des sciences et de l’industrie, à l’occasion d’un colloque organisé par BASF en octobre. Le principe de la pile à combustible est maintenant bien connu et consiste à convertir en électricité l’énergie libérée par la réaction de l’hydrogène avec l’oxygène. À la sortie, de l’eau, du courant et c’est tout. Presque trop belle pour être vraie, la pile à combustible se heurte hélas à deux problèmes jusqu’à présent insurmontables : le premier tient au stockage du carburant. L’hydrogène (H2) est en effet une molécule insaisissable et explosive qui se faufile partout. Seuls les grands froids et les pressions extrêmes (700 bars) permettent de la garder sous cloche. Les nanotechnologies devraient permettre de régler le problème en constituant d’innombrables prisons moléculaires. L’autre gros problème, c’est la filière hydrogène elle-même : la production de H2 requiert des quantités énormes d’énergie fossile… Sauf que le Pr Lanny Schmidt et son équipe de l’université du Minnesota viennent de mettre au point un procédé permettant d’obtenir le même résultat à partir d’huile ou de sucre, après avoir rendu l'opération possible à partir de l’éthanol. Ce n’est qu’un début ! À terme, l’objectif est d’étendre les matières premières à tout un éventail de résidus de cultures. À la sortie de la réaction, un mélange hydrogène et monoxyde de carbone, entrant dans la fabrication d’un carburant de synthèse, et de l’ammoniac qui peut être utilisé comme fertilisant.

    HYDROGÈNE OU GAZ DE SYNTHÈSE

    Publiés début novembre dans la revue Science, les travaux du professeur Schmidt promettent une réduction drastique du coût de production des biocarburants, des engrais et de l’hydrogène, tout en éliminant l’énergie fossile encore indispensable à leur obtention grâce à un nouveau procédé baptisé « Ultrafast flash volatilization ». La difficulté résidait dans le fait que l’huile ou le sucre ne s’évaporent pas à la chaleur : lorsqu’une goutte d’huile se trouve en contact avec une surface chaude, sa face inférieure est privée d’oxygène et les molécules ne peuvent se briser qu’en vapeur d’eau et en carbone. Pour le sucre, il suffit d’avoir déjà récuré une casserole pour savoir qu’il en va de même. Le secret de la volatilisation flash ? L’huile et le sucre sont vaporisés en fines gouttelettes par un simple injecteur d’automobile et envoyées sur un disque en céramique chauffé à 1 000° C recouvert d’un catalyseur (rhodium et cerium). C’est cela qui guide la dissolution des molécules d’huile ou de sucre vers la production d’hydrogène au lieu d’eau et de carbone. Parce que le disque céramique est poreux, le gaz de synthèse peut le traverser pour être collecté en aval. Mieux, aucune chaleur externe n’est exigée car les réactions chimiques produisant le gaz de synthèse génèrent à elles seules assez de chaleur pour entretenir le processus. Tout cela n’est possible que grâce à la vitesse vertigineuse à laquelle les événements s’enchaînent : la réaction ne prend qu'un centième de seconde ! C’est dix à cent fois plus rapide que les technologies existantes pour obtenir de l’hydrogène ou des biocarburants. Le prototype mis au point en laboratoire n’est pour l’instant capable de produire que 500 grammes de gaz de synthèse par jour. On est encore loin de la phase industrielle…

    QUAND L’ÉTHANOL ALIMENTE LES PILES

    L’équipe de Lanny Schmidt n’en est pas à un coup d’essai : les chercheurs avaient déjà fait sensation en 2004 en concevant un réacteur capable d’extraire l’hydrogène à partir d’éthanol sur un principe relativement proche de l’extraction à base d’huile ou de sucre. Ici encore, l’obtention d’hydrogène à partir d’une ressource renouvelable laisse entrevoir autant de bénéfices pour l’environnement que pour les produits agricoles. Et là, deux problèmes sont réglés d’un coup : la production et le stockage. L’éthanol peut en effet être transformé en H2 juste avant de passer dans la pile à combustible grâce à de petites installations domestiques. À en croire le professeur, l’éthanol dégagerait trois fois plus d’énergie en étant utilisé comme source d’hydrogène que tel qu’il est utilisé actuellement dans les moteurs. Pour une raison simple : le réacteur accepte que l’eau se mélange à l’éthanol, ce qu’un moteur de voiture n’admet pas. Cette séparation réclame une dépense d’énergie qui est ici inutile. Proche du procédé utilisé pour le sucre et l’huile, le réacteur est étonnamment simple : une solution éthanol-eau traverse un injecteur, puis une chambre chauffée où elle se vaporise et se méle à l’air. Elle passe ensuite à travers une sorte de bouche d’oxyde d’aluminium recouverte de rhodium et d’oxyde de cérium. Le revêtement catalyse alors les réactions qui transforment l’éthanol, l’eau et l’oxygène en H2 et CO2, et chauffent le système à plus de 700° C, permettant au processus de s’auto-entretenir. Résultat : quatre molécules H2 sont extraites de chaque molécule d’éthanol. Le grand avantage de la technique est sa rapidité : le carburant ne reste en effet que quelques millisecondes en contact avec le catalyseur, ce qui autorise la transformation d’une grande quantité d’éthanol. Le réacteur, couplé à une pile à combustible, est déjà capable de produire 1 kW d’électricité tout en tenant dans la main. Encore quelques efforts et l’économie de l’hydrogène deviendra réalité. Dans le futur, hydrogène et éthanol feront donc bon ménage.

    UN PRINCIPE VIEUX COMME LE MONDE

    Solution d’avenir, cette pile ne relève pourtant pas d’une invention récente. C’est en effet en 1839 que l’électrochimiste britannique William Grove en découvre le principe. Hydrogène et oxygène, lorsqu’on les mélange, dégagent de la chaleur. En les séparant par un électrolyte (matériau qui bloque le passage des électrons), il est possible de créer simultanément de l’eau, de la chaleur… et de l’électricité. Une réaction que l’on décrit parfois comme l’inverse de l’hydrolyse. La pile à combustible restera malgré tout durant plus d’un siècle une simple curiosité de laboratoire. Seule la Nasa exploitera cette technologie dans les années 60 pour fournir en électricité certains de ses vaisseaux Gemini et Apollo. C’est aussi à cette période que naîtra le premier véhicule équipé d’une encombrante pile à combustible. Il s’agissait de l’Electrovan, signé General Motors.
  • Source:le-mag.fr/actualites-agricoles

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Insemination
Insémination artificielle des koalas
Vingt cinq koalas ont été conçus par insémination artificielle en utilisant une nouvelle méthode de reproduction développée par des biologistes de l'Université du Queensland. Le sperme est mélangé à une solution qui permet de le conserver plus longtemps et de le transporter vers d'autres régions du pays ou vers l'étranger. Cette méthode possède un taux de succès proche de celui de l'accouplement naturel.Les échantillons ont été testés afin de rejeter les donneurs affectés par des maladies comme chlamydiae, ou ceux appartenant à des populations possédant certains rétrovirus tels que KoRV qui a été associé au développement de néoplasie (voir BestOZ N°36).Bien que n'étant pas considéré comme une espèce en voie d'extinction, le koala est néanmoins susceptible de le devenir dans les Etats du Queensland et de Nouvelle-Galles du Sud. Cette technique contribuera à une meilleure gestion de la diversité génétique des populations de koalas et éventuellement à la conservation de certaines espèces de marsupiaux en voie d'extinction.Source:be
Les especes en voit de disparition

Les especes en voit de disparition

A ce jour Une liste rouge de 15 600 espèces La "liste rouge" de l'IUCN (Union mondiale pour la Nature) des animaux menacés compte plus de 15 600 espèces. Elle distingue en autre les espèces dépendantes de la conservation, les espèces vulnérables, les espèces en danger (canard bleu de Nouvelle-Zélande) et celles en danger critique d'extinction (vison européen, esturgeon), et enfin les espèces éteintes à l'état sauvage, notamment certaines espèces végétales.

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Les 10 animaux les plus menacés le grand requin l'elephant d'asie le panda geant le tigre du bengale le poisson napoleon cacatoes gorille tortue dauphin de l'irrawaddy gecko à queue feuillue La disparition de ces espèces est profondemment liée à la détérioration de l'environnement, et ce déboisement aggrave une situation déjà très préoccupante : ainsi, la disparition des ramins, arbres tropicaux de Malaisie et d'Indonésie utilisés pour la fabrication de queues de billard, nuit à l'équilibre naturel des tigres et des orangs-outans. Des raisons d'espérer La conciliation des intérêts commerciaux et écologiques semble maintenant difficile. Cependant, les efforts des organisations ne sont pas sans résultats : le nombre de pandas vivant dans la nature en Chine a par exemple augmenté de plus de 40% entre 1980 et aujourd'hui. Source. linternaute.com

 
La synchronisation des extinctions d'espèces
 
Une nouvelle étude sur les populations animales prouve que des populations même fortement dispersées d'une espèce unique s'éteignent simultanément si une contrainte extérieure commune leur est appliquée. On peut faire l'analogie avec deux horloges comtoise à balancier qui se synchronisent sous l'effet des infimes vibrations traversant les planchers joignant les deux horloges. De la même manière, un stimulus commun, sous la forme par exemple de prédateurs ou de conditions climatiques défavorables, peut synchroniser le destin d'espèces en voie de disparition dans des territoires très éloignés les uns des autres.


Crânes de bisons (~1870)

Deux chercheurs indiens, R.E. Amritkar et Govindan Rangarajan, ont travaillé sur les données réelles concernant des régions où il avait été démontré l'influence des prédateurs sur la synchronisation de la disparition des populations de campagnols. Il ont alors appliqué des principes de dynamique  non linéaire pour simuler les comportements futurs. Leurs travaux font apparaître que sous l'effet d'une menace commune, des communautés séparées d'une même espèce synchroniseront leur comportement avant de disparaître.

Ces résultats sont une mauvaise nouvelle pour les protecteurs de la nature qui espèrent que certaines espèces en voie de disparition pourraient survivre si elles étaient isolées. Ils prouvent par ailleurs que la résistance à l'extinction peut être exprimée comme un facteur permettant d'évaluer le degré  de sensibilité des espèces sous une forme numérique. Cette théorie pourrait également aider à expliquer comment des espèces ont totalement disparu lors des précédents événements d'extinction de masse.

  Source: American Institut of Physics


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Les fourmis "comptent" leurs pas pour retrouver leur chemin !
Les fourmis "comptent" leurs pas pour retrouver leur chemin !
 
Selon une nouvelle étude, les fourmis de désert possèderaient un système interne, une sorte de podomètre, qui leur permettrait de se souvenir du nombre de pas qu'elles effectuent. Les insectes semblent se baser sur ce système pour retrouver leur chemin vers la fourmilière après avoir vagabondé. D'autres insectes pourraient également posséder un système équivalent.

Certains types de fourmis semblent utiliser des indicateurs visuels ou laisser des traces odorantes pour retrouver leur chemin vers le nid. Mais les fourmis de désert ont une capacité remarquable de retracer leurs parcours depuis leur site de reproduction alors qu'elles se déplacent sur un terrain plat exempt de repères, et où toutes les odeurs s'évanouissent rapidement du fait des températures très chaudes.


Les fourmis sur échasses font de plus longs pas
que leurs consoeurs non équipées

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Précédemment, des chercheurs avaient trouvé des preuves que les fourmis utilisent la position du Soleil comme une boussole. Cependant, comme le font remarquer Harald Wolf et son équipe de l'université d'Ulm en Allemagne, pour utiliser un tel instrument, les fourmis de désert auraient besoin d'un moyen de mesurer les distances.

Erreurs d'appréciation

Les chercheurs se sont intéressés à ce mystère en étudiant les fourmis sahariennes (Cataglyphis fortis): si la longueur des pattes des insectes était raccourcie, ceux-ci avaient toutes les peines du monde à retrouver leur chemin. Ils ont alors décidé de mesurer de combien les fourmis modifiées sous- ou sur- estimaient les distances. En premier lieu, les fourmis normales ont appris à apprécier la distance entre leur fourmilière et une source de nourriture, séparés par un tuyau en aluminium de 10 mètres de long.

Après un certain temps, les fourmis ont été retirées de la source de nourriture et temporairement immobilisées dans un matériau cireux. Les scientifiques ont ensuite coupé environ 1 millimètre des extrémités des pattes de quelques uns des insectes ou au contraire fixé des "échasses" de 1 millimètre faites de brins légers, aux pattes de quelques autres. Les fourmis ont été alors replacées sur le site de nourriture et donc autorisées à retourner vers leur nid, mais le long d'un autre tuyau en aluminium, qui n'était pas relié à ce nid.

Les chercheurs ont alors constaté que les fourmis sur échasses se sont déplacées une fois et demi plus loin que la distance normale et ont ensuite commencé à rechercher dans les deux sens l'accès à la fourmilière. Les fourmis aux pattes raccourcies, par contre, ont commencé cette recherche dans les deux sens dans le tuyau après un déplacement, en moyenne, de seulement la moitié de la distance normale au nid.


Un système interne

Wolf indique que ces résultats prouvent que les fourmis possèdent un système interne qui maintient d'une façon ou d'une autre le nombre de pas qu'elles ont effectuées, mais il précise évidemment que les insectes ne savent probablement pas réellement "compter". Il soupçonne que ce compteur automatique de pas fait partie de leur système nerveux et qu'il se "remet à zéro" à chaque fois que les insectes reviennent à la fourmilière.

Le fait que les fourmis dont les pattes avaient été modifiées aient de nouveau correctement estimé la distance après un certain temps d'adaptation à leur nouvelle longueur, conforte les hypothèses du scientifique. Deborah Gordon, l'experte en fourmis de l'université de Stanford en Californie, trouve ces nouveaux travaux "très passionnants". "J'espère qu'ils en amèneront d'autres afin de savoir si ce comportement est général parmi les 10 à 12.000 espèces de fourmis", ajoute-t-elle.

  Source: New Scientist
Illustration: Science
 


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Parc national en Guyane: la commission d'enquête propose des aménagements majeurs

         

 


Jeudi 14 décembre 2006, 13h36
La Commission d'enquête sur le projet de Parc national en Guyane a émis un avis favorable à la création du "parc amazonien", tout en proposant des aménagements importants pour ménager l'activité aurifère et mieux prendre en compte les populations améridiennes.

L'enquête publique menée du 20 septembre au 20 octobre a recueilli "74% d'avis favorables", indique la Commission d'enquête, dans un rapport dont l'AFP a eu connaissance jeudi et qui est consultable à la préfecture de Cayenne.

Le Parc amazonien de Guyane recouvre des zones "coeur" intégralement protégées et des zones dites "de libre adhésion" où la pratique (ou non) de l'activité minière dépendra de la future charte du Parc qui aura 5 ans pour être élaborée après sa création.

 

Alors que les élus de la Région et du Département souhaitent limiter la superficie du parc à "20% de la Guyane" rappelle le rapport, son enveloppe maximale s'étendra sur 34 000 km² soit 40% de la superficie de ce DOM. "Une immensité qui pourrait obérer l'objectif de préservation" préviennent les enquêteurs, alors que l'orpaillage clandestin reste présent dans chaque zone coeur des 5 communes du parc : Maripasoula, Papaïchton, Saül, Saint-Elie, Camopi.

Cette activité illicite "qui génère une psychose" doit faire l'objet "de plans Vigipirates", avec "la création d'un corps spécial de la gendarmerie" et "un plan interministériel de lutte combiné à une action diplomatique avec les pays voisins" préconise la commission.

+ details

Elle estime "fondés" les arguments cartographiques de la profession minière "qui mettent en exergue la superposition des zones à fort potentiel aurifère et des zones coeur au nord du parc".

Elle propose donc le "déclassement de la zone coeur du grand Inini-Montagne Bellevue (nord de Maripasoula et Saül) en zone de libre adhésion pour y définir ultérieurement les options d'une éventuelle activité aurifère".

Les commissaires enquêteurs recommandent aussi le transfert du foncier aux municipalités du parc dans les zones de libre adhésion afin d'aménager leur territoire. En Guyane, l'Etat est propriétaire de près de 90% des terres.

Arguant d'une requête unanime des intéressés, le rapport préconise d'étendre le "coeur" de Maripasoula (sud-ouest guyanais) aux zones de vie des Amérindiens du sud de cette commune, "insuffisamment pris en compte" par le projet qui écarte ces populations de la zone de protection du parc.

Ces 1.000 indiens Wayanas et Emérillons subissent depuis 15 ans les méfaits de l'orpaillage clandestin (violences, pollution des rivières au mercure) pratiqué par des Brésiliens illégaux mais aussi des habitants français de Maripasoula (en majorité Bonis : descendants de noirs marrons).

Un Amérindien du sud de Maripasoula à été condamné pour orpaillage illégal, il y a quelques mois.

Les commissaires enquêteurs estiment par ailleurs que les pouvoirs du directeur de l'établissement public qui aura en charge le parc sont "anormalement étendus" et que le conseil d'administration est trop fourni: 44 administrateurs (dont 39% d'élus et d'autorités coutumières), avec une majorité étatique par le biais de nominations effectuées par le préfet.

La commission déplore enfin la visibilité "insuffisante" sur la coopération interrégionale, alors que le "Brésil a un immense parc mitoyen".

Source:linternaute



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