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| Besoin d'une nouvelle Terre |
C’était du grand Stephen Hawking. La semaine dernière, au moment de recevoir la plus haute distinction scientifique britannique, la médaille Copley de la Société royale, l’astrophysicien le plus célèbre du monde a profité de l’occasion pour nous avertir que «la survie à long terme de l’espèce humaine est menacée tant qu’elle sera confinée sur une seule et même planète». En conséquence, comme le dirait Buzz l’Eclair, nous devons partir «pour les étoiles, et même au delà».
Hawking s’est d’abord rendu célèbre par sa brillante carrière scientifique bien qu’il soit presque totalement paralysé par une maladie neuromotrice. Tant et si bien que Lord Rees, le président de la Société royale, a dit qu’il avait contribué «autant que tous ceux qui sont venus après Einstein à la connaissance que nous avons de la gravité». Le best-seller dont il est l’auteur, Une brève Histoire du temps, l’a rendu plus riche que ne pourrait le rêver un professeur de mathématiques lambda de l’université de Cambridge. Cependant, à l’âge de 64 ans, sa principale préoccupation concerne un futur qu’il ne verra pas.
«Tôt ou tard, des catastrophes telles qu’une collision entre la Terre et un astéroïde ou une guerre nucléaire pourraient tous nous anéantir», a déclaré Hawking après la cérémonie. «Mais une fois que nous nous serons déployés dans le cosmos et que nous y aurons implanté des colonies indépendantes, notre avenir devrait être assuré. Il n’existe pas d’autre endroit comme la Terre dans le système solaire, nous devrons donc aller vers une autre étoile». |
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Par pure coïncidence, la Nasa a décidé il y a tout juste trois mois de faire ses tout premiers pas dans cette voie : «nous allons tenter d’installer une base sur la lune», a annoncé à la mi-septembre Scott Horowitz, administrateur adjoint des systèmes d’exploration à l’agence spatiale américaine.
Cela fait partie intégrante du redéploiement des plans de la Nasa concernant les nouveaux vaisseaux spatiaux qui remplaceront la flotte américaine de navettes spatiales, à la fois vieillissante et sujette aux accidents, dont le retrait aura lieu en 2010. Les vaisseaux Orion reviennent aux méthodes plus simples de la navette spatiale Apollo qui a transporté des hommes sur la lune entre 1968 et 1972. D’imposantes fusées les mettent sur orbite et ils redescendent sur Terre au moyen des parachutes. Cependant, leur technologie aura progressé d’un demi-siècle.
La première mission des vaisseaux Orion au moment de leur entrée en service en 2014 (après un vide embarrassant de quatre ans pendant lequel les missions américaines embarquées dépendront des capacités de lancement européennes, russes et chinoises) sera de remplir les engagements américains de soutenir la station spatiale internationale. Cependant, l’administrateur en chef de la Nasa, Michael Griffin, promet que d’ici 2020 Orion emportera quatre personnes pour une mission vers la lune, le premier voyage de l’homme sur cet astre en près de cinquante ans. Mais cette fois-ci, a t-il ajouté, elles y resteront en vue de « renforcer la présence humaine dans le système solaire et au-delà ».
La base sera proche de l’un des pôles de la lune qui sont les seules parties de la surface constamment éclairées par le soleil, ce qui permet d’avoir du courant (et il se peut même qu’il y ait de la glace au fond de certains des cratères). Elle servira non seulement de centre scientifique mais peut-être aussi de tremplin vers Mars. C’est environ cent fois plus loin – le premier pas entre la pataugeoire et l’océan – mais les missions habitées pour Mars sont désormais officiellement à l’ordre du jour.
«Je n’arrive pas à croire que nous n’habitons et ne travaillons toujours pas sur Mars», s’est écrié Elliot Pulham, président de la fondation spatiale, une organisation commerciale liée à ce secteur, en réponse à l’annonce de la Nasa en septembre dernier. «Il est regrettable que nous ayons gâché ces 20 ou 30 dernières années, mais il faut revenir dans la course et s’y mettre tôt ou tard».
Tout le mérite — quoiqu’un peu tardif — en revient au président George W. Bush qui, en réagissant à la dernière catastrophe ayant touché une navette en 2003, est devenu le premier dirigeant américain à s’impliquer dans les vols spatiaux depuis des décennies. La question est de savoir si cet engagement subsistera après le départ de George Bush dans deux ans : le Congrès mécontent de la défaite militaire au Vietnam avait supprimé le financement du premier projet américain d’exploration lunaire. Le Congrès, également mécontent de l’échec de la guerre d’Irak pourrait bien en faire autant.
Cette fois cependant, les États-Unis ne sont plus prédominants en matière de conquête de l’espace. L’Union européenne et la Russie étudient actuellement la viabilité d’un programme conjoint de fusée et de vaisseau habité basé sur la technologie existante des fusées Ariane et Soyouz. La Chine est déjà positionnée sur le marché des vols spatiaux habités. Et le Japon comme l’Inde ont des ambitions incontestables qui vont dans le même sens. Avec ou sans la participation américaine, il y aura probablement des bases sur la lune dans moins de vingt ans et sur Mars vraisemblablement d’ici trente ans.
Cependant, cela n’équivaut pas vraiment aux «colonies indépendantes» dont parle Hawking, car les êtres humains ne peuvent pas vivre n’importe où dans le système solaire, en dehors de la Terre, sans recourir à des systèmes de protection extrêmement coûteux et fragiles. Pour trouver d’autres planètes habitables, il faut nous diriger vers d’autres étoiles, un périple des dizaines de milliers de fois plus long que le voyage vers Mars.
Sauf révolutions scientifiques et technologiques totalement imprévues, cela ne se produira pas au cours de ce siècle. Pourtant, à moins que la civilisation mondiale ne s’effondre prématurément et complètement, la logique de l’histoire humaine suggère que cela finira sans doute par se produire, d’une façon ou d’une autre.
Cela nous sauvera t-il pour autant de la disparition ? Peut-être dans une certaine mesure, mais toute technologie capable de nous emmener vers les étoiles peut aussi probablement détruire des planètes entières à une distance interstellaire. Peu importe jusqu’où nous allons, nous resterons toujours confrontés à notre condition d’homme.
*Gwynne Dyer est un journaliste indépendant canadien, basé à Londres, dont les articles sont publiés dans 45 pays.
Source:cyberpresse.ca
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| De l’eau sur Mars encore aujourd’hui? |
Tout tient parfois à une simple ravine. L’analyse de nouvelles photos prises par Mars Global Surveyor (portée disparue depuis un mois) semblent montrer
que des sillions se sont creusés ces dernières années dans des cratères de la planète rouge.
Pour Michael Meyer, en charge du programme de l’exploration martienne à la Nasa, «ces observations sont la plus forte preuve à ce jour que de l’eau coule encore occasionnellement à la surface martienne». |
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De la sonde Mars Global Surveyor proviennent des images troublantes. Les experts de la NASA en font une interprétation intéressée.
Les scientifiques de la NASA, toutes cravates dehors, eux qui sont habitués aux shorts et aux tongs, montrent fièrement les dernières images en provenance de la sonde Mars Global Surveyor.
Deux rigoles, deux marques d'érosions fraîches, sur les flancs d'un cratère tendraient à prouver les signes d'une activité récente, activité que l'équipe américaine met sur le compte d'écoulement d'une quantité d'eau non négligeable, équivalant à plusieurs piscines terriennes. C'était le 6 décembre dernier.
Une autre forme de vie Pas de quoi révolutionner le monde a priori, sauf qu'il s'agit de Mars – bien plus qu'une planète, une usine à fantasmes, un miroir de la Terre dans lequel l'homme se perd avec bonheur et frissons depuis le 19e siècle, avide autant qu'effrayé d'y trouver les signes d'une autre vie.
Car la quête de l'eau sur la planète rouge ne sert aucune autre arrière-pensée que celle de découvrir une autre forme de vie, fut-elle bactérienne et enfouie à plusieurs mètres sous le sol martien, là où une hypothétique activité hydrothermale offrirait à des organismes le loisir de se déployer.
En effet, ni la température, très basse sur Mars, ni son atmosphère, trop ténue, ne permet à l'eau d'exister durablement sous forme liquide en surface. Mais cela n'exclut pas le sous-sol où une chaleur résiduelle pourrait fournir assez d'énergie pour liquéfier l'eau et permettre un environnement favorable à la vie.
C'est en retenant cette hypothèse que Georges Bush peut annoncer, comme il l'a fait il y a une semaine, que les États-Unis envisagent d'installer désormais une base sur la Lune. Un projet très ambitieux, mais invendable au public s'il n'offre comme seule perspective l'étude de sols lunaires rigoureusement stériles. La Lune a donc besoin de Mars. Raison pour laquelle le président des États-Unis s'est empressé de préciser que notre satellite naturel serait un tremplin vers la planète rouge.
«Les États-Unis rêvent de reprendre l'initiative spatiale, explique Pierre Lagrange, sociologue des sciences au CNRS et auteur d'un guide touristique de… Mars. Le choix de la navette spatiale les a maintenus trop longtemps en orbite basse. Nombreux sont ceux qui entendent retrouver le souffle et la grandeur des premières missions Apollo.»
Un terrain de conquête
Si on pratique un peu le raccourci, on pourrait même avancer que Mars est un terrain de conquête fort tranquille comparé à certains théâtres d'opération terrestres moins pacifiques. Un homme sur Mars est un ticket pour la gloire, une entrée certaine dans la grande histoire. Et si la facture de cette mission est certainement très élevée, il suffit de rappeler que selon Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d'économie, le coût de la guerre en Irak avoisinerait les 2000 milliards de dollars pour un gain de prestige extrêmement discutable.
Est-ce pour autant que les États-Unis, sans doute appuyés par les Européens, les Russes, les Japonais et les Chinois, enverront réellement une mission sur Mars? Le sociologue français en doute. «C'est une mission à très hauts risques. Il peut arriver tellement de choses dans un tel voyage. Et les Etats n'ont pas forcément envie de les prendre, eux qui gouvernent plutôt en fonction du risque zéro et du principe de précaution.»
Alors quoi, enterré le projet martien? Pas forcément pense Pierre Lagrange qui verrait bien le secteur privé se saisir de l'affaire, s'inspirant d'initiatives comme celle de la compagnie Virgin qui aujourd'hui prospecte très sérieusement le marché du tourisme spatial. «Imaginez un peu l'impact médiatique et publicitaire d'une telle mission pour des sociétés. Imaginez que le premier homme sur Mars soit sponsorisé par une célèbre marque de soda.»
Reste à penser le slogan: un Mars et ça repart, peut-être? Ah non, celui-là existe déjà.
De l’eau liquide vraiment?
C'est en comparant des photos prises à quelques années d'écart par la sonde Mars Global Surveyor que les scientifiques de la NASA ont noté un changement notoire: l'apparition de deux ravines sur les bords d'un cratère, colorées de façon claire, laissant penser que les traces sont fraîches et qu'elles ont été provoquées par un épisode torrentiel soudain d'une eau qui aurait jailli des profondeurs.
Mais cette conclusion se base surtout sur une étude géomorphologique comparant ces traces martiennes avec des figures d'érosion bien connues sur Terre. Or même si les effets se ressemblent, ils ne sont pas forcément provoqués par la même cause.
Le doute vient de ce que l'eau sur Mars, du fait de la température et de la pression, ne peut exister sous forme liquide. Certains chercheurs avancent plutôt l'idée de glace carbonique dont la liquéfaction peut intervenir à des températures très basses.
D'autres suggèrent que ce n'est pas du liquide, mais des vents et des éboulements rocheux qui dessineraient ces figures. Ces dernières pourraient même être la conséquence de dégazages soudains.
Dans un récent article de Nature, un scientifique, Phil Christensen, décrivait ce qu'il pense être des geysers gazeux de dioxyde de carbone. Ces geysers pourraient atteindre 200 mètres de haut. Le Soleil les déclencherait en réchauffant la surface de Mars. L'eau martienne reste donc un sujet trouble. (pyf)
Source : Tribune de Genève tdg.ch
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| La Lune, Mars... et ensuite ? |
 Aucun programme spatial n'a autant marqué les esprits que l'exploration de la Lune par la NASA, au début des années 1970. Aujourd'hui, notre bon vieux satellite intéresse à nouveau les agences spatiales nationales.
Le Japon projette depuis longtemps d'établir une base lunaire, tandis que la NASA développe le successeur de la navette spatiale, le véhicule d'exploration Orion, censé atterrir sur la Lune avec des passagers en 2020. Quant au récent programme spatial chinois, il prévoit déjà toute une série de lancements pour les années à venir. Avec, en filigrane, le souhait de faire atterrir un homme sur la Lune. Serions-nous en train d'assister à une nouvelle course à l'espace, avec la Lune pour récompense suprême ?
Au risque d'écorner le prestige national des différents postulants, il convient de souligner que les coûts induits par un voyage en solo vers la Lune, et plus loin, sont absolument prohibitifs. La voie de l'avenir est donc plutôt celle de la coopération que celle de la compétition.
Cette année, Russes et Chinois ont annoncé la mise en place d'un partenariat d'exploration lunaire. Des discussions sont en cours en vue d'un éventuel accord entre la NASA et l'Agence spatiale chinoise, associant également le tout jeune programme spatial indien.
Ainsi, peut-être faut-il envisager comme une réalité l'installation d'une base internationale sur la Lune. Idéale comme point de départ de nouvelles explorations interplanétaires, celle-ci ferait aussi office de laboratoire d'étude des mystères du cosmos.
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Puisque certaines parties de notre satellite se trouvent exposées en permanence à la lumière du Soleil, les conditions seraient idéales pour exploiter une énergie solaire fournie en continu. Quant aux zones d'ombre des cratères, elles apporteraient une obscurité enveloppante propice à la recherche astronomique interstellaire, rendue possible par des télescopes radio surpuissants.
Si l'on regarde au-delà, on tombe sur Mars, une planète qui titille l'imagination de tous les astronomes, qu'ils soient amateurs ou professionnels. "Dans trente ans, nous aurons probablement réussi à établir une importante colonie sur la Lune et les premières bases sur Mars", explique Ian Pearson, futurologue et membre de la Commission des nominations du CNN Future Summit. Une vision qui n'a rien d'excentrique, puisque nombre d'experts et de scientifiques travaillent déjà sur le projet d'envoyer, avant 2020, une mission habitée sur la planète rouge.
"Nous sommes mieux préparés aujourd'hui pour un voyage vers Mars que nous ne l'étions quand nous avons envoyé des hommes sur la Lune dans les années 1960, explique Robert Zubrin, directeur de la Mars Society. Quinze sondes y ont déjà été envoyées, avec grand succès. En fait, nous en savons plus sur cette planète que les pionniers américains sur le pays qu'ils découvraient au moment de la conquête de l'Ouest."
Les premières missions seront effectuées par des robots, qui prépareront le terrain pour les premiers hommes. Les deux véhicules martiens déjà envoyés par la NASA ont marqué une étape majeure sur la voie de l'exploration robotisée.
Ceux-ci ne se sont pas contentés d'envoyer vers la Terre des images tremblotantes, ils ont également réuni des informations cruciales. Les sondes de la prochaine génération seront plus rapides, plus robustes, plus fiables et capables de fournir des données approfondies. Il s'agira peut-être d'engins sur roues ou même de "microbots", des robots sauteurs bondissant à la surface des planètes, explorant coins et recoins que leurs homologues roulants ne peuvent atteindre, à la recherche d'éventuelles traces de vie.
Les infrastructures qui permettront aux humains d'explorer Mars, voire d'y vivre, sont déjà en cours de développement. Combinaisons spatiales à grande mobilité, résistantes à des variations de température quotidiennes de 70 °C, équipements de vie permettant de se sentir chez soi sous le ciel martien : autant de défis que la Mars Society et autres groupes indépendants de scientifiques et d'universitaires tentent de résoudre.
Et si nous arrivons à conquérir Mars, qui sait jusqu'où nous irons ensuite ? Dans l'état actuel de la technologie, il faut une année pour effectuer un aller-retour jusqu'à Mars ; il faudrait donc une vie entière pour effectuer un voyage dans l'espace interstellaire.
Des voiles solaires actionnées par les particules du Soleil peuvent effectivement propulser un petit vaisseau jusqu'aux confins du Système Solaire, tandis que les progrès accomplis par les moteurs ioniques, déjà utilisés par la NASA dans le passé, pourraient fournir une propulsion extrêmement efficace et potentiellement bien plus rapide.
Envisagerons-nous aussi l'option nucléaire ? Les moteurs à antimatière relèvent encore de la science-fiction, mais, à en juger par les progrès accomplis dans les domaines des technologies robotiques, des matériaux composites et des sources d'énergie, certaines idées "loufoques" pourraient bien s'inscrire dans la réalité, comme l'ascenseur spatial ou l'exploitation des ressources minérales des astéroïdes.
Cet article a été publié et traduit par CNN
Source:.courrierinternational
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| Opportunity coincé sur Mars |
Le robot explorateur c’est enlisé dans les sables de la planète rouge.
Le robot Opportunity, chargé d'explorer la planète Mars depuis le 24 janvier 2004
serait, selon les experts du Jet Propulsion Laboratory, (JPL) enlisé dans les sables rouges depuis presque une semaine.
La mission d'exploration devait à l’origine durer seulement 90 jours, mais la solidité du drone d’exploration a poussé ses constructeurs à prolonger cette mission. L'enlisement est le premier problème majeur rencontré par Opportunity.
Les experts du Laboratoire JPL n'ont cependant pas renoncé à sortir d'affaire Opportunity, en réalisant dans un laboratoire une copie identique de la dune retenant Opportunity prisonnier, grâce aux images transmises par les caméras du rover. Le jumeau d’Opportunity aide en ce moment son ‘frère’ en essayant sur cet environnement artificiel de trouver la solution et ainsi de le dégager.
L'adjoint du responsable de ce programme d'exploration spatial, Albert Haldemann, semble être "optimiste" car les essais sur terre semble plutôt concluant et notre « ami martien » devrait être libéré dans le milieu de la semaine prochaine.
Source:actuados. |
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| Vie martienne detruites |
Dès les années 70, les sondes américaines Viking ont peut-être été en contact avec des formes de vie martiennes qu’elles ont détruites, faute d’avoir su les reconnaître comme telles. C’est en tous cas l’hypothèse que viennent de défendre deux exobiologistes lors de la conférence annuelle de l’American Astronomical Society.En réexaminant les résultats des expériences menées sur le sol de la planète rouge, ces deux chercheurs sont arrivés à la conclusion que la vie y était finalement bien présente, mais sous une forme si exotique que nous ne l’avons pas reconnue comme telle. Ils pensent même que les expériences menées en 1976, toutes orientées vers la détection d’une vie à base d’eau salée, ont probablement détruit ces organismes martiens sans les voir.Conscients du caractère très spéculatif de leur théorie, Schulze-Makuch et Houtkooper reconnaissent: «Nous avons peut-être complètement tort, et il n’existe peut-être aucun organisme de la sorte». Reste que selon eux, des micro-organismes «fonctionnant» à l’eau oxygénée auraient produit à peu près tous les résultats recueillis lors des expériences Viking. Ils attendent donc maintenant la prochaine mission martienne, baptisée Phoenix, qui sera lancée en août prochain, et dont les instruments embarqués pourront tester leur audacieuse hypothèse.
internaaze |
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| X-Project de la conquete spatiale russe I. |

BOR 1-2-3
Un grand nombre de travaux, d'études en laboratoire et en souffleries ont permit de définir le nouveau design des avions orbitaux BOR. Ils sont devenus à leur tours les modèles pour les divers systèmes orbitaux de l'URSS.
En vue de déterminer les caractéristiques de la stabilité et de la manoeuvrabilité des avions orbitaux, des maquettes BOR ("Беспилотный орбитальный ракетоплан", Avion Orbitale sans Pilote) aux échelles 1:3 et 1:2 ont été testés dans la banlieue de Moscou. Le premier modèle "BOR-1" avait une longueur de 3 m et une masse de 800 kg. Il a été envoyé par le lanceur Cosmos-2 le 15 juin 1969 selon une trajectoire suborbitale et une altitude de 100 km. Lors de la rentrée dans l'atmosphère sa vitesse était de 13 000 km/h, bien que l'appareil soit brûlé sur toute sa surface, à 60-70 km d'altitude il transmettait encore des informations sur sa trajectoire qui était correcte. Les appareils "BOR-2" et "BOR-3", fabriqué à l'échelle 1:3 et 1:2 étaient entièrement fait de métal, sans bouclier thermique et étaient lancés dans l'espace suivant la même trajectoire et le même lanceur.
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BOR 4
Pour Bourane il fallait créer une technologie sûr de bouclier thermique constituée de différents matériaux: les tuiles de céramiques, le feutre réfractaire et élastique et enfin une matière très résistante à la chaleur à base de carbone pour le nez et le bord d'attaque des ailes. L'avion "BOR-4" a été construit pour valider la conception de ces matériaux.
- La première étape de validation des travaux était l'imitation du vol spatial et des conditions de rentrée dans l'atmosphère. Les modèles expérimentaux étaient recouvert d'un bouclier thermique éprouvé en température par un appareil générateur de plasma, et mécaniquement sous l'influence de contraintes acoustiques et vibratoires.
- La deuxième étape était les essais en vol à des vitesses supersoniques. Ils étaient accomplis par les avions-laboratoire Il-28 et Mig-25. Les modèles étaient positionnés à l'extérieur dans la zone des hautes pressions.
- Enfin, la troisième était celle du vol réel orbital suivant une trajectoire proche de celle de Bourane.

Les dimensions du nez de "BOR-4" correspondaient presque avec celles de Bourane. De plus, il se trouve être une réplique à l'échelle 1:2 de l'avion orbitale "SPIRAL" pour ce qui est de fuselage. Il a une longueur de 3.859 m, une envergure de 2.8 m (ailes repliées), une masse de départ de 1 450 kg, 1 047 kg en orbite et 795 kg au retour. L'appareil était équipé de systèmes de mesures et de pilotage pour les réacteurs et les ailes.
Le système télémétrique de "BOR-4" inscrivait les données de vol en RAM et les transmettaient à 2 navires relais et à une station terrestre. Les mesures de température étaient effectuées par 150 sondes placées sous le bouclier ainsi que sous la couche extérieur des tuiles à 0.3 mm. Les autres paramètres enregistrés étaient l'accélération, les vitesses angulaires, la position des ailes, etc.
Les ailes de "BOR-4", de même que celle de l'avion "SPIRAL" pouvaient se tourner suivant un axe radial, de plus l'angle de replis définissait l'angle d'attaque pour lequel l'avion est stable pendant la traversée des couches denses de l'atmosphère. Comme on le sait Bourane et la navette américaine sont instables pendant la rentrée et nécessitent des grands angles d'attaques. Le fait d'avoir des ailes orientables était une réelle innovation pour les années 60 puisque cela permettait de réduire l'angle d'attaque et l'échauffement sur le nez et le bord d'attaque des ailes. Assemblage de l'avion dans un atelier.
Le premier vol d'essai de "BOR-4" en trajectoire suborbitale eu lieu le 5 décembre 1980 en direction du lac Balkhach, ce vol permit de tester l'ensemble des systèmes de l'avion. Le vol fructueux de ce modèle a confirmé les choix fait pour les matériaux réfractaires et les équipements de bord. Les appareils ultérieurs étaient utilisés directement pour tester le bouclier thermique de Bourane c'est pour cela qu'il a fallut souvent les modifier. La structure du bouclier thermique des ailes était différente du reste du corps. En effet, à cause de l'aérodynamique de l'appareil les ailes étaient fines et ne pouvaient pas support les épaisses tuiles. La cavité intérieure de l'aile fut rempli par une matière poreuse (la même que le feutre qui tient les tuiles sur le reste du fuselage) et imprégnée d'une composition spéciale à base d'eau. Ainsi, la vapeur servait de refroidissant à la structure pendant la chauffe intense sur la trajectoire du retour.
Légende:
1-Batteries électriques; 2-Réservoire de gaz pour les propulseurs; 3-Ailes et empennage vertical; 4-Bouclier thermique nasale; 5-Appareil de mesure; 6-Système de récupération; 7-Appareil de navigation; 8-Bloc des communications radio; 9-Propulseurs à gaz.
L'orientation des avions dans l'espace était faite par 8 propulseurs à gaz commandés par le programme de vol automatique (un système inertiel). Au début de la 2 ème révolution le moteur à poudre situé "sur le dos" de l'appareil donnait l'impulsion de freinage pour la rentrée dans l'atmosphère. Pendant la descente, la stabilité de l'appareil était assurée par les ailes orientables.

L'angle d'attaque pour le premier vol était de 57° puis 52° et 54° pour les suivants. L'inclinaison des ailes était aussi utilisée pour diriger l'avion et lui permettre d'atteindre le point d'impact prévu.
Après le freinage, le vol plané dans les couches denses de l'atmosphère et la sorti du plasma, soit à une altitude de 30 km, "BOR-4" se metta
it à planer en spiral pour réduire sa vitesse, à 7 500 m il sortait les parachutes pour se préparer à l'amerrissage à 7-8 m/s. Après l'amerrissage une trappe s'ouvrait sur le dos de l'appareil pour déployer les antennes radio et un ballon de forme conique, munit d'une lampe scintillante, se gonflait.
Les vols de "BOR-4" permirent de faire d'énormes progrès dans la conception de bouclier thermique, en vue de la création de celui de Bourane:
- la distribution des températures selon la surface et l'épaisseur du bouclier.
- la distribution des températures et des contraintes au niveau de l'écran balancier.
- l'influence des jeux entre les tuiles.
- élaborer un modèle mathématique de la chauffe du bouclier.
- estimer le danger suite à la perte d'une ou plusieurs tuiles.
BOR 5
Malgré les informations récupérées par les vols de "BOR-4", principalement pour le bouclier thermique, il fallait faire de nouveaux tests pour valider l'aérodynamique de Bourane. C'est alors que "BOR-5" a été créé. Il était la copie exact de Bourane à l'échelle 1:8. Ces essais atmosphériques conjointement à des essais en sou
La fusée К65М-РБ5 (désignation étrangère SL-8) envoya l'appareil de 1450 kg à 210 km d'altitude, après quoi l'étage supérieur du lanceur donnait une impulsion supplémentaire à "BOR-5". Pour la garantie des essais la vitesse de rentrée dans l'atmosphère à 100 km devait être de 7 300 m/s à 4 000 m/s, au moment de la rentrée "BOR-5" se séparait de l'accélérateur et continuait son vol suivant la courbe balistique. A l'altitude de 50 km, l'avion changeait son angle d'attaque pour avoir le même que celui de Bourane. Comme pour "BOR-4" la gestion de "BOR-5" était faite par des propulseurs à gaz hors de l'atmosphère, mais dans l'atmosphère ce sont les gouvernes de l'avion qui l'orientait, c'était la première fois dans le pays que des gouvernes étaient utilisées à de si grandes vitesses.
La distance de vol de "BOR-5" du point de départ à l'atterrissage faisait près de 2 000 km, à 7-8 km d'altitude il se freinait en volant en spirale et à 3 km un parachute s'ouvrait pour faire chuter la vitesse à 7-8 m/s.
Les 2 premiers vols (modèle N501-502) ont montrés que dans les zones de fortes chaleurs la surface du nez et le bord d'attaque de l'aile était endommagés. Par la suite les modèles N503-505 ont reçu des modifications au niveau du matériaux réfractaire, ajout de molybdène. Après ces ajouts plus aucune dégradations n'était observé et les caractéristique
s aérodynamiques se sont beaucoup améliorées.
fflerie ont permit de déterm
iner:

- les coefficients aérodynamiques, la nécessité d'un écran balancier, la stabilité durant le vol.
- la distribution des charges thermiques et vibratoires.
- le contrôle des systèmes aérodynamique de la navette.
Les modèles volant étaient équipés de sondes. Il y avait des sondes (alliage de molybdène) sur la surface intérieur de la navette. L'extérieur était recouvert d'un bouclier thermique constitué de tuiles réfractaires dans lesquels étaient disposé à 0.3 m de profondeur des sondes thermique en platine.
Le bouclier therm
ique de "BOR-5" se distinguait principalement de celui de Bourane par le fait que les éléments était 8 fois plus petit ( fuselage de 3.856 m de long contre 30.85 m pour Bourane), pour garder une cohérence dans les tests réels "BOR-5" devait être lancé moins haut (15-20 km) et moins vite (jusqu'à Mach 15). De plus, la surface des éléments protégés par le bouclier devait être augmentée et celui-ci légèrement modifié car les rayons de courbures (des ailes et du nez) étant plus faibles la température y est plus élevée, conséquence directe des dimensions de "BOR-5".

Les avions "BOR-4
" et "BOR-5" étaient fabriqués sur l'Usine de Machines Expérimentales présidée par Vladimir Mikhalovitch Miasitchev (Владимир Михайлович Мясищев) avec la collaboration de LII et Molnia. Les essais des 2 avions étaient fait par des représentants de LII et avec la participation de spécialistes de l'institut militaire d'essai Molnia et d'autres organisations sous la direction de Goskomissi (Госкомисси), présidé par le premier assistant du chef de l'Administration centrale des moyens spaciaux (GUKOS)
et par le gé
néral-lieutenant de l'aviation G.S. Titovym (Г.С.Титовым).
La clôture du projet Bourane n'a pas permit de développer l'avion "BOR-6" qui devait être basé sur le "BOR-4" et munit d'antennes spéciales pour communiquer dans la zone de plasma.
Après quelques années à être resté dans des hangars les modèles "BOR" se sont retrouvés au fur et à mesure dans des expositions internationales puis des musées étrangers et enfin dans des collections privées. Aujour
d'hui il ne reste plus d'appareil "BOR" en Russie, ainsi cette dernière n'exporte pas seulement du gaz, du pétrole et du bois, mais aussi les curiosité
s spatiales de son histoire. Les photos présentées plus bas sont celles d'un nouveau propriétaire (situé sur la gauche) d'un "BOR-5".
Le projet"Ouragan"
Cet appareil développé à partir des études de "BOR-4" devait avoir une longueur de 12.5 m, une envergure de 9.5 m et une masse de 13-15 t. Il était élaboré dans le but d'être un vaisseau d'interception, armé par des missiles espace-espace. Pour sa mise en orbite il devait utiliser le lanceur "Zénith-2". D'après le rapport du ministè

re de la défense Américaine de 1986 il a été créé pour répondre aux utilisations militaires de la navette américaine. En 1987 le projet "Ouragan" est arrêté, sur le coté on peut voir des illustrations de l'ouvrage "The Secret Story of the Soviet Space Shuttle" (Les dossiers secrets de la navette spatiale soviétique) où l'on voit l'"Ouragan" en version miniature sur un lanceur "Proton" et "Zénith-2", et en version navette spatial sur le lanceur "Energia".

Source:bura
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