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trésors paléontologiques d'altitude
Trésors paléontologiques d’altitude

Perchée à 2800 mètres d'altitude dans les montagnes boliviennes, une paroi rocheuse verticale de plus d'un kilomètre de long recèle un trésor paléontologique unique au monde : des milliers d'empreintes de dinosaures qui vivaient il y a 68 millions d'années. Un patrimoine enfin préservé, à travers un projet de parc touristique récemment inauguré.

Un gisement exceptionnel

Le 25 août dernier, le président bolivien Evo Morales inaugurait devant un parterre d'officiels et de chercheurs le « Parque turistico cretacico de Cal Orcko », à cinq kilomètres de la ville de Sucre, ancienne capitale du pays perchée à plus 2.800 mètres d'altitude, sur les premiers contreforts de la cordillère des Andes. En présence d'experts mandatés par l'Unesco, cet acte symbolique marquait l'aboutissement d'une longue période d'incertitudes et de menaces qui pesaient sur ce site paléontologique unique au monde.

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Empreintes de pas de dinosaures : Plus de 5.000 empreintes de quinze espèces de dinosaures, regroupées en 462 pistes comme celle visible sur ce cliché, font de Cal Orcko le plus important gisement mondial d’empreintes de dinosaures.

 

De quoi s'agit-il ? Sur une paroi rocheuse inclinée à 72°, longue de 1.200 mètres et haute de plus de 110 mètres, plus de 5.000 empreintes de pas de dinosaures se sont conservées au fil du temps, correspondant à quinze espèces différentes ! Un gisement exceptionnel, connu des paléontologues depuis une vingtaine d'années seulement, alors qu'il se trouve en plein air, à proximité d'une carrière de ciment exploitée par l'état bolivien…


Pour le spécialiste suisse Christian Meyer, directeur du Muséum d'histoire naturelle de Bâle, qui s'est rendu à plusieurs reprises à Cal Orcko, il s'agit sans aucun doute du « plus grand gisement d'empreintes de dinosaures au monde, du fait du nombre de traces, de la superficie totale du gisement, et de la richesse de l'enregistrement fossile ».

Des empreintes appartenant aux derniers dinosaures...

Les travaux géologiques menés sur la paroi ont permis d'établir que les empreintes datent de l'ère du Crétacé, il y a 68 millions d'années, à une époque où l'océan Atlantique pénétrait très profondément dans l'actuelle Amérique du sud.
       
    Des paléontologues alpinistes : Pour relever les empreintes sur la paroi de plus de cent mètres de haut, les paléontologues se transforment en alpinistes, réalisant les relevés des précieuses traces pendus au bout de cordes fixées au sommet de la paroi ! Autre méthode employée, le relevé photométrique de haute précision de l’ensemble de la falaise, depuis le sol, qui permet aux chercheurs, de retour dans leur laboratoire, d’étudier les traces de pas sur une carte tri-dimensionnelle d’une précision de l’ordre du centimètre !    
   
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Des paléontologues alpinistes
     

Les dinosaures de Cal Orcko évoluaient, au niveau de la mer, dans un climat tempéré et humide, au milieu de marécages argileux dans lesquels ils ont pu laisser leurs empreintes, et dans une végétation luxuriante composée, entre autres, de conifères et d'immenses magnolias… avant que, des millions d'années plus tard, les forces géologiques entraînant la formation de la cordillère des Andes soulèvent le site jusqu'à son altitude actuelle, tout en lui donnant son orientation verticale.

Pour les chercheurs, le site de Cal Orcko présente deux intérêts scientifiques majeurs : «Il date d'une période où s'est formé un pont naturel entre l'Amérique du nord et du sud, entraînant pour la première fois des échanges de faune entre ces deux régions, intéressants à étudier. De plus, la faune de Cal Orcko vivait peu avant l'impact d'une météorite géante sur la Terre qui aurait entraîné l'extinction totale des dinosaures. Il s'agit donc d'une chance unique pour étudier leurs derniers représentants », explique Sebastián Apesteguía, paléontologue au Musée de sciences naturelles de Buenos-Aires, en Argentine.

... riches d'informations

En analysant les empreintes laissées par les dinosaures, les chercheurs ont en effet accès à une foule d'informations, comme leur poids, mais aussi leur vitesse de déplacement, ou certains aspects de leur comportement social. Sur la base de ces recherches, on sait que quinze espèces de dinosaures au moins vivaient dans cette région il y a 68 millions d'années, parmi lesquelles les gigantesques Titanosaures, des herbivores dont la taille pouvait atteindre 36 mètres de longueur, et qui se déplacaient à la recherche des grands arbres où ils puisaient leur nourriture.
           
    Jean Le Loeuff, paléontologue, directeur du Musée des dinosaures à Espéraza (Aude, France)    
   
           
     
Jean Le Loeuff, paléontologue, directeur du Musée des dinosaures à Espéraza (Aude, France)

Ils devaient également fuir leurs prédateurs carnivores, comme le fameux Tyrannosaure, aux dents acérées et aux membres antérieurs réduits, munis de seulement deux doigts. Autres spécimens identifiés à Cal Orcko, l'Iguanodonte, un herbivore aux pattes semblables à celles des oiseaux, qui mesurait environ quatre mètres de long et vivait en groupe, ou l'Abelisaure, dinosaure spécifique du continent sud-américain, qui possédait au-dessus de la tête de nombreuses protubérances destinées à effrayer ses ennemis.

En compilant les informations obtenues à Cal Orcko avec celles issues de deux sites voisins, appelés Humaca et Toro Toro, appartenant à la même formation géologique de la période du « Mastrichien », les chercheurs du Muséum de Bâle ont pu établir que les Titanosaures de la région se déplacaient en troupeaux d'une dizaine d'animaux au minimum, incluant des jeunes… La preuve d'un comportement social grégaire, que les paléontologues soupçonnaient sur la base de découvertes de fossiles osseux, mais qui se trouve ici définitivement démontré.
Les dinosaures du Crétacé avaient le sang chaud

Protéger le site

Si l'étude de Cal Orcko, qui va se poursuivre en 2007, représente un intérêt scientifique majeur, elle ne doit pas faire oublier que ces empreintes ont été longtemps menacées.
       
    Le parc de Cal Orcko comprend 24 répliques de la faune locale du Crétacé, dont douze espèces de dinosaures, réalisées par une équipe de paléoartistes argentins et boliviens.    
   
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Le parc de Cal Orcko comprend 24 répliques de la faune locale du Crétacé, dont douze espèces de dinosaures, réalisées par une équipe de paléoartistes argentins et boliviens.
     

Durant des décennies, la paroi rocheuse a en effet subi les assauts des dynamiteurs de la cimenterie implantée sur le site depuis les années 1940. Au point que des milliers d'empreintes ont été irrémédiablement perdues. En 1996, la Société européenne de paléontologie alertait la communauté scientifique sur la menace pesant sur ce site unique, et interpellait les autorités boliviennes… sans succès. Et il y a quelques mois encore, les déflagrations de dynamite résonnaient au pied de la falaise de Cal Orcko.

Cette fois-ci, l'Etat bolivien semble avoir pris la mesure du danger, et saisi l'intérêt touristique de ce site majeur. Des ouvrages importants de renforcement et de colmatage de la paroi rocheuse vont être entrepris à la fin de l'année, sous la direction de l'entreprise suisse spécialisée en travaux géologiques Geotest. Sous l'effet de la dynamite et d'une activité tectonique permanente, des failles lézardent en effet la falaise, menacant la stabilité de l'ensemble. Et pour Christian Meyer, l'ouverture du parc constitue désormais une garantie de protection. Une bonne nouvelle pour la préservation du patrimoine paléontologique mondial, et une décision politique à saluer, dans une région pauvre où les intérêts économiques priment souvent sur les questions culturelles et scientifiques.

Source:cite-sciences 
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Centre Archéologique de la Grotte Scladina jusqu'au 21 décembre 2007
L’enfant de Sclayn
Le 16 juillet 1993, la Grotte Scladina était le théâtre d’une découverte extraordinaire, celle de la mâchoire d’un enfant néandertalien dont l’ancienneté est estimée à 100.000 ans ! Depuis lors, 19 pièces du squelette crânien ont été exhumées en 13 ans de recherche, éparpillées dans la grotte.
Un vendredi de juillet, comme tous les autres, l’après-midi. Les stagiaires sont au travail à la Grotte Scladina, sur leur carré de fouille. On racle les sédiments, on remplit les seaux, on dégage les os et on mesure leur position. On est en 1993, une date qui va marquer l’histoire de l’archéologie et de l’anthropologie en Belgique, mais personne ne le sait encore.

Une fouille tout à fait normale...

Soudain, Claire, travaillant sur le carré D29, s’écrie : « Dominique, je viens de trouver une mâchoire complète ! Viens voir ». Le chef de chantier s’approche. Habitué à découvrir des restes d’animaux dans cette couche 4, il est perplexe : cette mâchoire ne ressemble à celle d’aucun animal qu’il connaisse.

Serait-elle humaine ? Non elle semble bien trop massive.

 

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Et pourtant !!!!!!!!

Les hommes de Néandertal avaient une ossature bien plus robuste que la nôtre donc forcément, la mâchoire aussi. Avec l’aide d’un anthropologue, les derniers doutes sont levés : c’est bien une hémi-mandibule humaine, une droite… et même celle d’un enfant ! Pincement au coeur, larme à l’oeil ? En tout cas, tous se taisent. L’émotion est trop forte ; l’événement était tant attendu.

Depuis le fémur de Fonds-de- Forêt (une grotte près de Trooz), en 1895, plus aucun ossement néandertalien n’avait été découvert sur le sol belge. Cette découverte majeure permettait de renouer avec la tradition de grandes découvertes des pionniers du 19e siècle (à Engis, Spy...). La poursuite des fouilles, de 1993 à aujourd’hui, permit la mise au jour de 5 autres vestiges : l’hémimandibule gauche, qui se recolle parfaitement sur celle de droite et 4 dents. Mais le tri des collections accumulées depuis 16 ans dans les réserves s’avéra encore plus fructueux : un fragment de maxillaire (mâchoire supérieure) et 12 dents.

Ces pièces avaient échappé à la vigilance des premiers fouilleurs peutêtre un peu « noyés » par les milliers d’ossements récoltés chaque année. L’effervescence est toujours au quotidien : les fouilleurs qui « entament » la couche 4 dans un autre coin de la grotte, savent qu’ils risquent de dégager une dent ou un os de plus, car les vestiges sont éparpillés sur une large surface à cause d’un chenal qui a remanié les dépôts sédimentaires.

Un enfant

Il avait entre 10 et 12 ans. C’est ce que dit l’état de croissance de ses dents. Fille ou garçon ? On ne le sait, son sexe n’est pas déterminable sur base de la mâchoire. Des dents en pleine santé ! Pas de carie. Cet enfant serait vieux d’au moins 100.000 ans. Un record pour les fossiles humains belges datés ! Son A.D.N. est exceptionnellemen t conservé. Il a été décrit par un laboratoire de Lyon et tend à suggérer que les Néandertaliens n’étaient pas nos ancêtres directs. Où est le reste du corps ? De quoi l’enfant est-il mort ? A-t-il été enterré ? La réponse est peut-être encore dans la grotte.

 

En bref…

• La découverte, en 1993, d’ossements d’homme de Néandertal à Sclayn est la plus marquante du 20e siècle en Belgique.

• La biogéochimie isotopique analyse les os et les dents pour savoir ce que les gens ou les animaux mangeaient. Ainsi, on sait que l’Enfant de Sclayn consommait de la viande d’herbivores vivant en milieu ouvert.

• Un couteau en silex a laissé une marque sur une de ses incisives supérieures. L’enfant s’en servait sûrement pour couper, à ras de ses lèvres, la viande qu’il tenait avec l’autre main. Ainsi a-t-il effleuré une de ses dents par mégarde.

scladina.be


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mardi, 23 janvier 2007
Quatre ailes pour les premiers dinosaures

Quatre ailes pour les premiers dinosaures

mardi, 23 janvier 2007

Selon une étude américaine publiée lundi, les premiers dinosaures volants déployaient deux paires d'ailes plumées et planaient d'arbre en arbre.WASHINGTON, 22 jan 2007 (AFP) - Les premiers dinosaures volants déployaient deux paires d'ailes plumées et planaient d'arbre en arbre, affirme une étude publiée lundi.
  
Grâce à ses longues plumes sur ses membres supérieurs et inférieurs, le Microraptor à quatre ailes se laissait tomber de haut et volait en planant et en ondulant d'arbre en arbre, selon cette étude publiée dans la revue des Proceedings of the National Academy of Sciences.
  
Cet ancêtre de l'oiseau était capable de parcourir une distance d'au moins quarante mètres dans les airs.

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"Il est probable que le Microraptor ait inventé le biplan 125 millions d'années avant celui de Wright en 1903", écrit le chercheur Sankar Chatterjee de Texas Tech University, auteur de l'enquête avec le Canadien Jack Templin, qui a utilisé un simulation par ordinateur pour comprendre le vol de l'animal.
  
Le dinosaure, long de 77 centimètres, ne pesait guère plus d'un kilo. Il était pourvu d'une longue queue à plumes lui donnant plus de stabilité et de contrôle pour s'orienter, ajoute l'étude.
  
Les conclusions des deux chercheurs Chatterjee and Templin diffèrent d'une première théorie basée sur la découverte de fossiles dans le nord de la Chine, selon laquelle le Microraptor volait plutôt comme une libellule.
  
Mais cette théorie de la libellule n'aurait pas permis à l'animal de marcher au sol, indiquent Chatterjee et Templin.
  
Selon eux, les ailes portées par les membres inférieurs étaient probablement placées sous le corps tandis que les ailes portées par les membres supérieurs étaient à l'avant. En planant, l'animal économisait beaucoup d'énergie.

France24

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Un poisson primitif déjà bien avancé

Le crâne de Gogonasus, exceptionnellement bien conservé. (John Long)

D
es chercheurs australiens ont découvert le fossile d’un poisson vieux de 380 millions d’années qui, bien que proche des poissons primitifs, partage certaines caractéristiques avec les premiers animaux qui ont marché sur la terre, les tétrapodes. Très bien conservé, avec une mâchoire qui peut encore s’ouvrir et se fermer, le fossile du Gogonasus apporte une nouvelle illustration du passage progressif de la mer à la terre.

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L’équipe de John Long (Museum Victoria, Melbourne) a découvert le fossile dans la formation sédimentaire de Gogo, dans l’Ouest de l’Australie, vieille de 380 millions d’années, qui se trouve donc en plein Dévonien. C’est à cette période que sont apparus les premiers animaux terrestres.

Le site est réputé pour la conservation en 3D de sa faune marine. Les chercheurs ont d’abord pensé que le fossile était celui d’un poisson primitif mais la reconstitution virtuelle du squelette a révélé des points communs avec d’autres animaux proches des tétrapodes, comme le Tiktaalik (lire ci-contre).

La nageoire antérieure du Gogonasus possède les mêmes os que les membres des animaux à quatre pattes. Sans marcher hors de l’eau, il s’en servait peut-être au fond de l’eau pour se propulser en avant, suggèrent les chercheurs, qui publient leur découverte dans la revue Nature datée d’aujourd’hui.
Sourcenouvelobs
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