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| D'un extrême à l'autre |

Vue d'artiste d'une bactérie extrémophile dans l'océan d'Europa, à côté d'une Deinococcus radiodurans un des organisme les plus résistants aux radiations.
Sur Terre, la vie est probablement apparue dans les océans, et les scientifiques pensent que lesLes créatures unicellulaires, comme les bactéries, furent la première forme de vie à apparaître sur Terre. Elles peuvent survivre dans des conditions extrêmes que nous ne pouvons qu'imaginer : eau glacée, acide décapant, roches profondes. En découvrant comment ces êtres vivants se sont adaptés pour survivre, nous pouvons envisager diverses possibilités de vie unicellulaire sur d'autres planètes.
Si cette vie peut exister sur des planètes extraterrestres, alors la vie extraterrestre multicellulaire, et à grande échelle, pourrait aussi s'y développer.
La vie au-dessous de zéro
Il est difficile de survivre et de se reproduire au-dessous du point de congélation de l'eau, car des cristaux de glace se forment et cassent irrémédiablement les parois des cellules. En 1992, des scientifiques ont pourtant découvert un organisme unicellulaire, Methanococcoides burtonii, qui vit et se développe à -2,5 °C. Certaines bactéries aux parois cellulaires souples, capables de produire leur propre " antigel ", survivent à une température de -20 °C. Les créatures adaptées au froid pourraient survivre sur des planètes extraterrestres très éloignées de la chaleur d'une étoile.
La vie à plus de 100 °C
En 2003, des scientifiques qui étudiaient une cheminée volcanique à 2 km sous la surface de la mer ont découvert un organisme unicellulaire supportant une température de 121 °C. Ils l'ont baptisé Geogemma barossii. Il est maintenant confirmé que ces créatures sont parfaitement à l'aise tout au fond des océans, malgré la pression énorme.
Comme elles n'ont pas besoin de la lumière du soleil, elles pourraient également survivre sur une planète recevant très peu d'énergie de son étoile.
La vie dans la glace
Ce micro-organisme a été découvert sous 4 km de glace, au nord du lac Vostok, en Antarctique. Le lac Vostok est une vaste étendue d'eau liquide, sous les glaces depuis 400 000 ans. Ayant été isolé du reste de la planète pendant longtemps, il pourrait contenir des formes de vie très inhabituelles. Il pourrait aussi nous en apprendre beaucoup sur les éventuelles formes de vie d'autres planètes, si toutefois les scientifiques parvenaient à l'étudier sans le polluer. |
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La vie dans l'acide
L'acide ronge les chairs humaines en quelques secondes, endommage les cellules et finit par les tuer. Cependant, il existe des formes de vie, telles que l'algue rouge Cyanidium caldarium, qui se sont adaptées pour survivre, et même prospérer, dans les milieux les plus acides qui soient, notamment les sources chaudes d'origine volcanique du parc national de Yellowstone, aux Etats-Unis.
L'étude de ces organismes résistants à l'acide nous aidera à cerner les possibilités de vie sur des planètes dont l'atmosphère est fortement acide.
La vie dans le sel
Le sel, en grandes quantités, menace la vie, car il aspire l'eau des cellules. Néanmoins, des organismes comme l'Haloferax se sont adaptés à des conditions très salines et peuvent même survivre pendant des milliers d'années dans des lacs salés asséchés. Mars pourrait avoir des océans salés et asséchés, abritant des créatures semblables à l'Haloferax.
Une bactérie qui se nourrit de la roche
Dans les profondeurs de la terre, bien loin de la lumière du soleil et de l'oxygène, se trouve l'une des formes de vie les plus étranges de notre planète. Cette souche bactérienne vit de l'hydrogène et du dioxyde de carbone provenant de la roche environnante.
Découvertes il y a quelques années seulement, ces bactéries laissent supposer que la vie extraterrestre puisse exister sous la surface de lunes ou de planètes rocheuses apparemment inhabitées.
La vie sous un bombardement intensif de radiations
La bactérie Deinococcus radiodurans peut supporter des radiations 3 000 fois supérieures à celles qui tue un être humain. Les radiations détruisent l'ADN mais cette créature dispose de copies reproduisant les segments les plus importants, ainsi que de mécanismes de réparation rapide de l'ADN.
Cet organisme démontre que la vie pourrait foisonner sur des planètes dont le niveau de radiation est bien plus élevé que sur Terre.
La vie sans air
Dans le vide intersidéral, il n'y a pratiquement ni eau ni oxygène, et le froid intense et les radiations sont extrêmement nuisibles à la vie. Cependant, des expériences ont démontré qu'au moins une souche de bactérie pouvait survivre plus de six mois dans l'espace, en état d'hibernation. Des bactéries pourraient donc hiberner sur des mondes lointains comportant peu d'eau ou d'oxygène, en attente des conditions adéquates pour revenir à la vie.
Tartigrade
Les tartigrades vivent dans de nombreux environnements différents : sur les sommets de l'Himalaya, sous des mètres de glace, dans des sources chaudes ou dans la mousse de votre jardin. Ils peuvent survivre à l'eau bouillante, à l'azote liquide, à une immersion dans l'acide et à une exposition aux radiations.
Pareilles conditions sont susceptibles d'exister également dans des mondes extraterrestres. Par conséquent, si une vie unicellulaire pouvait naître sur une autre planète, de minuscules pluricellulaires comme celui-ci pourraient également s'y développer.
Source:cite-sciences
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| Les créatures extrêmes |
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Les créatures de l'océan
Sur Terre, la vie est probablement apparue dans les océans, et les scientifiques pensent que les planètes situées à des années-lumière de la nôtre pourraient abriter des océans également favorables à la vie. Les progrès de la technologie nous donnent un aperçu des mystères du vaste monde et nous révèlent quantité de choses surprenantes sur la possibilité d'une vie extraterrestre dans l'univers.
La réalité dépasse la fiction : des créatures d'aspect extraterrestre vivent dans les profondeurs glacées des océans de la Terre, à des pressions phénoménales.
Grandgousier
Le grandgousier est un aspirateur construit sur mesure. Ce chalutier des fonds abyssaux nage la gueule grande ouverte, avalant tout ce qu'il trouve à 6,5 km de profondeur. Comme certains extraterrestres de science-fiction, le grandgousier peut se décrocher la mâchoire et ingérer des proies plus grosses que lui.
Vampyroteuthis infernalis, vampire des profondeurs infernales
Ce poulpe tire son nom des rangées de crocs qui recouvrent l'intérieur de ses tentacules. Lorsqu'il est attaqué, il se retourne plus ou moins comme une chaussette et se protège ainsi, en exposant ses piquants. Très répandu, il vit à 3 km de profondeur, dans les océans, bien loin des humains.
Anoplogaster cornuta
Formidable chasseur, armé de nombreuses dents, ce petit monstre aspire ses proies et les empale sur ses crocs. Là où vit l'Anoplogaster, à 5 km de profondeur, la nourriture est tellement rare que celui-ci doit pouvoir manger, ou vaincre, à peu près tout ce qu'il rencontre. |
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Araignée de mer
Sans corps réel, l'araignée de mer se résume à un ensemble de pattes entre lesquelles s'abritent ses organes vitaux. Elle se nourrit en aspirant le cœur mou et liquide des anémones de mer. Comme les araignées de mer, les créatures extraterrestres n'ont pas nécessairement besoin des attributs habituels, tels qu'une tête ou un corps, pour vivre et se déplacer.
Pieuvre
Capable de changer de couleur à volonté et de modifier la texture de sa peau pour se fondre dans son environnement, la pieuvre dispose également de deux cœurs, huit tentacules et un bec semblable à celui d'un perroquet. Les pieuvres vivent dans presque tous les océans de la Terre, et certains disent qu'elles sont plus intelligentes que les chiens. Certaines formes d'intelligence sont plus répandues parmi les créatures terrestres que nous ne le pensions.
Quelles peuvent-être alors les possibilités sur les mondes extraterrestres ?
Isopode géant
L'isopode géant n'a apparemment pas changé en plusieurs millions de générations et d'années. Etant donné que son milieu - son lieu de vie et les créatures avec qui il cohabite - a peu changé pendant tout ce temps, l'isopode a subi peu de pression le poussant à évoluer. Les extraterrestres n'évolueront eux aussi qu'en réponse à des changements d'environnement ou pour tirer parti de nouvelles opportunités, comme de nouvelles sources de nourriture.
Dragon des mers commun
Cette remarquable créature n'est pas d'une grande utilité dans une bataille. Il a bien quelques plaques épineuses mais elles ne donnent guère aux prédateurs qu'une sensation croquante en bouche. Afin de survivre face aux dangers de l'océan, le dragon des mers s'est constitué un camouflage qui le rend presque invisible.
Dans d'autres mondes, il est probable que nous découvririons des extraterrestres difficiles à distinguer de leur environnement.
Fumeur noir
Le long des dorsales rocheuses, à 2 km de profondeur, où la pression atteint 200 fois celle de la surface, les fumeurs noirs crachent un mélange d'eau et de substances chimiques à des températures approchant 350°C. Des créatures existent néanmoins dans cet enfer aqueux ; ce genre d'endroit pourrait même avoir été le berceau de la vie primitive sur Terre. En étudiant ces fumeurs noirs, les scientifiques espèrent en apprendre davantage sur les possibilités d'une vie extraterrestre
La vie sur Terre et ce qu'elle peut nous apprendre sur la vie extraterrestre
La vie microscopique, unicellulaire, est probablement apparue dans les océans avant d'évoluer, pendant des milliards d'années, pour donner des créatures multicellulaires complexes dont certaines ont rampé sur la terre. La diversité des créatures unicellulaires sur notre planète pousse les scientifiques à penser que la vie pourrait également se développer sur d'autres planètes, semblables ou très différentes de la nôtre. Nous pouvons beaucoup apprendre sur l'évolution possible de la vie extraterrestre en étudiant la vie ici, sur Terre.
Les créatures évoluent pour s'adapter aux changements de leur milieu
Chaque créature de la terre a évolué pendant des millions d'années. De minuscules changements se sont additionnés au cours de milliards et de milliards de vies, engendrés par les menaces et les opportunités du milieu : nouveaux prédateurs ou nouvelles proies, changement de climat ou concurrence pour la nourriture. Tous les êtres vivants se sont adaptés à leur environnement et ceux qui ne le pouvaient pas ont disparu.
La vie dans les mondes extraterrestres peut aussi avoir évolué selon ces processus, mais avec des résultats différents.
Ténia
Le ténia s'est adapté à un environnement très particulier : l'intérieur d'autres créatures. Sa tête est équipée de crochets qui lui permettent de se fixer aux intestins de son hôte - cela pourrait tout à fait être vous - milieu dans lequel il trouve sa nourriture. Le ténia atteint parfois 8 mètres de long et dépend entièrement des autres animaux pour survivre.
Pelote d'épingle
Cette plante sème ses graines avec l'aide des fourmis, qu'elle attire par un petit un sac de " nourriture pour fourmi " accroché à chaque graine. Les substances chimiques de la nourriture déclenchent la fonction "ramassage" de la fourmi et garantissent que la graine est bien rapportée à la fourmilière. Les ouvrières enterrent ensuite la graine dans le sol environnant… où elle pousse pour donner une nouvelle plante.
Sur les planètes extraterrestres, des créatures et des plantes pourraient aussi évoluer de manière à dépendre les unes des autres pour leur survie.
Dionée attrape-mouche
En général, les animaux mangent les plantes mais, parfois, les rôles s'inversent. Incapable de trouver sa nourriture dans le sol marécageux dont elle est issue, la dionée attrape-mouche a trouvé un moyen de capturer des insectes : ses feuilles se referment sur la proie qui touche les poils recouvrant la surface des lobes, puis la plante digère lentement sa victime.
Les visiteurs non avertis des mondes extraterrestres pourraient être très surpris de découvrir que la limite entre plantes et animaux est parfois très floue.
Stapelia
Vous n'aimeriez pas sentir le parfum de cette plante. Afin d'attirer les mouches, dont elle utilise les services pour la pollinisation, la stapelia a développé une imitation très convaincante de l'odeur d'un corps en décomposition. La communication entre êtres vivants ne se limite pas à la vue et à l'ouie, sur Terre comme dans les mondes extraterrestres.
Tarentule
Les extraterrestres pourraient avoir développé des mécanismes d'attaque et de défense encore plus bizarres que ceux qui sont sur Terre. La tarentule, par exemple, est dotée d'une impressionnante armure de poils urticants qu'elle arrache avec ses pattes pour les jeter à son agresseur, ainsi que d'une substance spéciale, qu'elle injecte par ses crochets et qui liquéfie l'intérieur de sa proie.
Ecureuil volant
Les écureuils volants nichent, se nourrissent et passent toute leur vie à plusieurs mètres au-dessus du sol des forêts d'Asie du Sud-Est et d'Amérique du Nord. Il y a des centaines de milliers d'années, des membranes de peau se sont développées entre leurs pattes avant et arrière leur permettant de planer d'arbre en arbre sur plus de 400 mètres. Les extraterrestres ont probablement aussi développé des traits particuliers pour maîtriser leur environnement.
D'où viennent les nouvelles créatures ?
Les instructions servant à " fabriquer " un animal sont contenues dans l'ADN dont il hérite à sa naissance. Cet ADN est un mélange aléatoire de celui de ses parents, ce qui explique les légères différences physiques entre créatures. En fonction du mélange d'ADN hérité, certains ont plus de chances que d'autres de survivre assez longtemps pour avoir leur propre descendance. Les différences s'accentuent au fil des générations et les êtres vivants évoluent.
C'est ainsi que de nouvelles espèces apparaissent. Les extraterrestres pourraient utiliser l'ADN ou d'autres substances chimiques pour transmettre un patrimoine d'instructions aux générations suivantes et pour évoluer.
Pikaia
Des créatures comme celle-ci vivaient dans la mer, il y a des millions d'années. Elles ont évolué de diverses manières au long de millions de générations pour devenir l'ancêtre commun de tous les mammifères, reptiles, poissons et oiseaux sur la Terre.
Poisson
Les poissons ont évolué à partir de quelque chose qui ressemblait au Pikaia, voici des millions d'années. Les poissons ont développé des caractéristiques importantes comme l'épine dorsale et les mâchoires qu'ils ont transmises à d'autres créatures.
Finalement, des poissons ont rampé sur la terre ferme à l'aide de leurs nageoires, pour chercher de la nourriture ou échapper à un prédateur. L'apparition de poumons chez certains d'entre eux leur a permis de rester définitivement sur Terre. Les poissons sont des survivants très diversifiés qui occupent encore les océans de la planète.
Crâne de vélociraptor
Depuis les premiers reptiles, les dinosaures ont évolué durant des millions de générations et sont arrivés à régner sur la planète pendant presque 200 millions d'années, soit beaucoup plus longtemps que nous, les humains. Le vélociraptor, un terrible prédateur, vivait sur Terre il y a environ 75 millions d'années.
Les dinosaures se sont éteints il y a 65 millions d'années, lors d'un changement radical de leur environnement, probablement dû à la chute d'un énorme astéroïde ou d'une comète.
Hibou
Tous les oiseaux descendent probablement en ligne directe des dinosaures, après une évolution qui se fit sur des centaines de milliers de générations. A l'apparition des oiseaux, il y a 140 millions d'années, les plumes devaient être un moyen de conserver la chaleur ; mais elles évoluèrent progressivement en structures complexes qui permirent à l'oiseau de se déplacer dans les airs.
Chauve-souris
Malgré leur apparence, les chauve-souris ne sont pas de la famille des oiseaux, mais des animaux terriens, comme les écureuils et les rats. Leur aptitude à voler, unique chez les mammifères, et leur sonar intégré les rend particulièrement aptes à la chasse nocturne aux insectes volants. Les chauve-souris sont apparues il y a environ 50 millions d'années, profitant des énormes quantités d'insectes qui existaient en ce temps-là.
Félin
Tous les félins, qu'il s'agisse de lions, tigres ou chats tigrés, sont issus d'un animal appelé Proailurus. Avant l'extinction des dinosaures, qui rendit le monde plus accueillant pour les autres espèces, les mammifères constituaient un groupe insignifiant. La compétition pour la nourriture et le risque d'être dévoré diminuèrent en même temps, ce qui permit aux mammifères de prospérer.
Taupe
La taupe, comme tous les mammifères, est un animal à sang chaud qui donne naissance à des petits très dynamiques. Les mammifères sont apparus il y a 210 millions d'années, après une lente évolution sur des milliers de générations, à partir des reptiles. Puisque la taupe passe le plus clair de son temps sous terre, elle n'a pas vraiment besoin d'avoir une bonne vue. Mais à la place, elle a un nez incroyablement sensible...
Les extraterrestres pourraient avoir quelques traits reconnaissables
Dans la lutte pour la survie, la capacité de bien voir, de bien entendre ou de voler offre de formidables avantages. Ces capacités sont si utiles qu'elles ont évolué de manière indépendante chez des animaux sans aucun lien entre eux. L'œil, par exemple, a sans doute eu 40 évolutions différentes.
Nous ne devrions donc pas nous étonner de découvrir que les extraterrestres ont des yeux, des oreilles ou des ailes, même si ce n'est pas forcément là où nous nous y attendons.
Oeil de chat
La vue extraordinaire du chat lui permet de chasser la nuit. Malgré sa ressemblance avec l'oeil humain, le fond de l'œil du chat est recouvert d'une couche spéciale qui joue le rôle d'un miroir et réfléchit la lumière dans l'oeil, afin de l'utiliser beaucoup plus efficacement.
Il est probable que des prédateurs extraterrestres développent des sens aiguisés comme la vue pour traquer leurs proies
Oeil de squille mante
La squille mante possède l'un des yeux les plus sophistiqués de la planète. Accroché à l'extrémité de pédicules qui bougent indépendamment l'un de l'autre, chaque oeil est divisé en trois bandes, la bande médiane fournissant une vision très précise en couleur. Ces trois bandes sont composées de milliers de minuscules cristallins.
Les extraterrestres pourraient-ils avoir des yeux encore plus élaborés ?
Oeil de plathelminthe
Le plathelminthe, ou ver plat, a l'un des yeux les plus simples de la Terre : une série de cellules sensibles à la lumière disposées dans une cupule - appelée cupule de pigments - qui lui permet de distinguer la lumière de l'obscurité. Malgré sa simplicité, ce dispositif suffit au plathelminthe pour survivre.
Ce type d'oeil pourrait être une étape vers des yeux plus complexes sur les planètes extraterrestres.
Oeil de nautile
Le nautile a un oeil sphérique très simple, le même depuis des millions d'années. La lumière y pénètre par un minuscule " trou d'épingle " et frappe des cellules photosensibles internes. L'image est mauvaise car cet oeil n'a pas de cristallin pour faire la mise au point. Le nautile dispose d'un excellent odorat, il n'a donc pas besoin d'une vue perçante.
Les extraterrestres qui survivent dans un milieu stable auraient également peu de raisons de développer des yeux plus complexes.
Oeil d'insecte
L'oeil composé des insectes s'est développé de manière indépendante chez diverses créatures bien distinctes. A la place d'un dispositif à simple foyer, comme dans l'œil humain, l'œil composé comporte des milliers de petits cristallins, excellents pour détecter les mouvements rapides d'une proie ou d'un prédateur.
Nous ne devrions pas nous étonner de découvrir que les yeux des extraterrestres se sont développés de manière à peine imaginable.
Archaeopteryx
Agé de 140 millions d'années, l'archaeopteryx est le plus vieil oiseau découvert jusqu'à présent. Ses plumes se sont d'abord développées pour réguler la température du corps, puis ont évolué pour permettre le vol. Etre capable de s'envoler pour fuir ses prédateurs ou attraper de la nourriture est une aptitude très utile que les extraterrestres peuvent parfaitement avoir développée, peut-être de manière très inhabituelle.
Aile de corbeau
Les ailes du corbeau, comme celles de tous les oiseaux, trouvent leur origine dans les membres antérieurs des dinosaures. Leur forme et leurs plumes aérodynamiques font des corbeaux des oiseaux polyvalents, à la fois rapides et agiles. Les extraterrestres pourraient bien développer eux aussi des ailes aux formes spécifiques pour différents types de vol.
Aile de faisan
Le faisan n'utilise guère ses ailes que sur de courtes distances pour échapper à un prédateur ou atteindre de la nourriture. Ses ailes lui sont également bien pratiques lorsqu'il cherche une compagne. Parfaites, en vérité, pour un oiseau qui passe presque tout son temps à terre.
Aile de chauve-souris
La chauve-souris, seul mammifère réellement capable de voler, a développé cette capacité il y a environ 50 millions d'années. Plutôt que de plumes, ses ailes sont faites de peau étirée. Les plumes sont une évolution spécifique à la Terre ; il est tout à fait possible de voler sans elles. Si des extraterrestres étaient capables de voler, ils n'auraient pas nécessairement des plumes.
Aile d'insecte
La plupart des insectes volants ont deux paires d'ailes, dont ils peuvent battre plusieurs centaines de fois par seconde : ce qui produit ce bourdonnement irritant. Les ailes des insectes, comme les plumes, sont probablement apparues pour les aider à réguler leur température.
Si la vie évolue sur d'autres planètes, il est probable que les petits êtres vivants, comme les insectes, seront les premiers à s'élancer dans les airs.
Source:cite-sciences
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| Les espèces pollinisatrices sur le déclin |
Le National Research Council (NRC) a rendu public, la semaine dernière, son rapport sur l'état des lieux des espèces pollinisatrices en Amérique du nord. Ces espèces, qui incluent des insectes mais aussi des oiseaux, des chiroptères et autres, sont d'une très grande importance pour l'agriculture. En effet une part considérable de la production de fruits et autres végétaux dépend de ces animaux.
Malgré le peu de données disponibles le comité du NRC a pu confirmer une tendance au déclin chez diverses espèces pollinisatrices, qu'elles soient domestiquées ou non (abeille, bourdon, certains papillons et chauve-souris...). Les causes suggérées sont l'introduction de parasites tels que Varroa destructor (un acarien), lors de l'importation d'espèces pollinisatrices, la perte d'habitat et la compétition avec des espèces exotiques telles que l'abeille tueuse. |
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Le déclin des espèces domestiquées a entraîné une hausse des prix de la location de colonies d'abeilles pour des besoins de pollinisation. Hausse d'autant plus importante que ce déclin s'est accompagné d'une hausse de la demande pour ce type de service (due notamment à la croissance des cultures y ayant recours telles que les amandes en Californie). Les conséquences du déclin des espèces sauvages sont plus difficiles à définir, mais certaines plantes pourraient devenir plus vulnérables face à l'extinction.
Le NRC recommande d'augmenter et d'améliorer les données sur les espèces pollinisatrices domestiquées ou non, notamment en uniformisant les méthodes des Etats-Unis, du Canada et du Mexique. Le rôle indispensable de ces espèces doit être revalorisé auprès du public et la recherche dans le domaine doit s'intensifier. Le NRC évoque notamment les sujets suivants : la domestication de nouvelles espèces pollinisatrices, l'enrichissement de la diversité génétique des stocks d'abeilles et l'identification et le recensement des espèces pollinisatrices. Le comité recommande également que des dispositions soient prises pour protéger ces espèces, telles que la surveillance accrue des importations pour éviter l'introduction de pathogènes et la création d'avantages économiques pour les fermiers utilisant des méthodes protégeant les espèces pollinisatrices.
Source:be
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| Yellowstone |
Un « gonflement » du sol inquiétant...
Comme nous l’avons annoncé en introduction, le parc de Yellowstone n’abrite pas un volcan « classique » formant une montagne en forme de cône, mais renferme en sous-sol un mégavolcan, le magma remontant à la surface par des cheminées creusées dans la terre. Il n’y a donc pas de cratère précis, mais une immense caldera qui n’a été repérée que par photo satellite, tant la chambre magmatique, située en moyenne à 7 kilomètres de profondeur, est immense.
Ainsi, le « cratère » du supervolcan de Yellowstone englobe quasiment tout le parc : il mesure 70 kilomètres de long sur 45 kilomètres de large, pour une épaisseur de 10 kilomètres ! Ces caractéristiques rendent encore plus difficiles les estimations concernant d’éventuelles éruptions, puisque tout se passe sous la surface. Les meilleurs indices de l’activité volcanique sont l’intensité des geysers, qui représentent en quelque sorte les « fuites » du mégavolcan, mais surtout... les brusques élévations du sol dans certaines zones du parc.
Ainsi au milieu de la caldera, le plancher s’est soulevé de 75 centimètres depuis la dernière étude géologique de 1923, un phénomène qui ne peut être engendré que par la poussée magmatique. Une des zones les plus inquiétantes est sans aucun doute située sous la surface du grand lac de Yellowstone : un vaste périmètre, vaste comme 7 terrains de football, s’est soulevé de plus de 30 mètres. Quant aux geysers du bassin Norris, les rangers qui gèrent l’accès du parc en ont barré l’accès en 2003 à une zone d’une cinquantaine de kilomètres est remontée de plus de 10 centimètres en quelques années... la température s’y est également accrue de 200 degrés ! |
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Un « gonflement » du sol inquiétant...
Comme nous l’avons annoncé en introduction, le parc de Yellowstone n’abrite pas un volcan « classique » formant une montagne en forme de cône, mais renferme en sous-sol un mégavolcan, le magma remontant à la surface par des cheminées creusées dans la terre. Il n’y a donc pas de cratère précis, mais une immense caldera qui n’a été repérée que par photo satellite, tant la chambre magmatique, située en moyenne à 7 kilomètres de profondeur, est immense.
Ainsi, le « cratère » du supervolcan de Yellowstone englobe quasiment tout le parc : il mesure 70 kilomètres de long sur 45 kilomètres de large, pour une épaisseur de 10 kilomètres ! Ces caractéristiques rendent encore plus difficiles les estimations concernant d’éventuelles éruptions, puisque tout se passe sous la surface. Les meilleurs indices de l’activité volcanique sont l’intensité des geysers, qui représentent en quelque sorte les « fuites » du mégavolcan, mais surtout... les brusques élévations du sol dans certaines zones du parc.
Ainsi au milieu de la caldera, le plancher s’est soulevé de 75 centimètres depuis la dernière étude géologique de 1923, un phénomène qui ne peut être engendré que par la poussée magmatique. Une des zones les plus inquiétantes est sans aucun doute située sous la surface du grand lac de Yellowstone : un vaste périmètre, vaste comme 7 terrains de football, s’est soulevé de plus de 30 mètres. Quant aux geysers du bassin Norris, les rangers qui gèrent l’accès du parc en ont barré l’accès en 2003 à une zone d’une cinquantaine de kilomètres est remontée de plus de 10 centimètres en quelques années... la température s’y est également accrue de 200 degrés
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Séismes :
Chaque année, le parc de Yellowstone recense plusieurs centaines de secousses séismiques, la plupart sans réelle importance. Mais certains de ces séismes sont déclenchés par les gaz sous pression emprisonnés dans le magma très épais, ce qui les empêchent de remonter à la surface.
La fréquence de ces secousses peut donc se révéler être un indicateur pertinent de l’activité volcanique qui se trame sous la surface, car si le supervolcan devait exploser, c’est justement parce que la pression de ces gaz mêlés au magma serait trop forte.

En étudiant les secousses du sous-sol, les géologues peuvent donc mieux comprendre comment la caldeira évolue, et où les fractures deviennent problématiques. Or en 2003 et 2004, le nombre de séismes ainsi que leur intensité est en augmentation : les géologues ont même enregistré les plus fortes secousses depuis 40 ans...
En avril 2004, plus de 400 tremblements de terre ont ainsi été recensés sur une période de 3 jours, dont 200 pour le seul jour du 14 avril... En juin 2005, c’est un séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter qui a été détecté. Les animaux du parc de Yellowstone n’ont pas attendu plus longtemps pour déserter ces zones soumises à des tremblements de terre ou à des surélévations du sol, indice supplémentaire que quelque chose est sur le point de se produire.
Une catastrophe apocalyptique et mondiale
Les conséquences engendrées par le réveil d’un volcan sont déjà spectaculaires ; nous avons tous eu l’occasion de contempler ces images d’une lave en furie dévastant tout sur son passage, et du gros champignon de roches et de poussières expulsées au-dessus de la gueule du cratère. Parfois, des villes entières sont détruites. Mais l’explosion d’un mégavolcan est capable de modifier le visage de la planète entière ; certains sont même à l’origine d’extinction massive d’espèces !
Les scientifiques qualifient ce genre d’éruptions de « méga-colossales » : dans le rayon le plus proche de l’explosion, toute forme de vie serait détruite. Mais c’est par la suite tout le continent américain, puis le reste du monde, qui seront touchés par une pluie acide provenant des monstrueux nuages de cendres volcaniques crachés par la caldeira de Yellowstone. Selon les premières estimations, la totalité du territoire des Etats-Unis serait recouvert de plus d’un mètre de cendres ! Autant dire un « black-out » général, avec rupture massive et immédiate de tous les moyens de communication, les transports, les entreprises et l’ensemble des appareils électriques pour une période indéterminée.

Le climat serait bien entendu complètement perturbé par un tel événement, et les scientifiques n’excluent pas le risque d’un hiver volcanique (équivalent d’un hiver nucléaire) dû à l’incroyable épaisseur de la cendre dispersée dans la haute atmosphère. La température mondiale subirait un refroidissement global de 5 à 20 degrés Celsius pendant plusieurs années !
L’espèce humaine en danger ?
Comme nous venons de le voir, l’explosion du supervolcan de Yellowstone provoquerait des dégâts titanesques et plusieurs centaines de milliers (millions ?) de morts dans les minutes suivant l’éruption. Mais sur le long terme, les survivants seraient tout autant menacés de disparaître, étant donné les ravages de la cendre sur la faune, la flore, et sur l’homme.
L’agriculture deviendrait presque impossible, les gens développeraient de nombreuses maladies respiratoires (microscopiques, les particules de cendre s’inhalent malgré les protections et sont très corrosives), de nombreuses espèces animales s’éteindraient, sur terre comme dans les océans.
L’hiver volcanique rendrait polaires des pays comme l’Angleterre ou la Scandinavie, pendant que des tornades, des tempêtes de neige et des pluies de cendres s’abattraient durant des années durant sur l’Europe. L’Homme parviendrait-il à survivre dans ces conditions ? En fait, tout porte à croire que l’éruption d’un mégavolcan a déjà failli par le passé éradiquer l’ensemble de l’espèce humaine...
En effet, les biologistes ont constaté une réduction dramatique de la population due à un événement survenu il y a environ 75 000 ans. Or c’est à cette date qu’eu lieu l’explosion du supervolcan Toba à Sumatra en Indonésie (Voir notre encadré sur les mégavolcans dans l’Histoire) ; après le cataclysme, les scientifiques estiment que l’espèce humaine, déjà forte à l’époque de plusieurs millions d’individus, ne comptait plus que... 5000 à 10 000 êtres humains !
Il est donc clairement établi que ce genre de catastrophe naturelle peut porter un coup fatal à de nombreuses espèces, y compris la nôtre ; en réalité, le seul bouleversement terrestre comparable à la puissance de l’explosion d’un mégavolcan est... l’impact d’un gigantesque astéroïde s’écrasant sur la planète.
L’homme impuissant face à ce cataclysme
Que peut-on faire face à cette menace qui peut s’avérer fatale pour l’Homme ?
De l’avis même des experts, pas grand chose... Dans l’incapacité de « prédire » une date précise pour l’éruption du supervolcan de Yellowstone, les géologues se bornent pour l’instant à affirmer que « la caldera de Yellowstone se réveillera un jour... », voilà la seule certitude. Ceux qui ont été spectateurs du « docu-drama » diffusé sur M6, et qui s’inspire largement de ce qui se passe à Yellowstone, peuvent d’ores et déjà) se faire une petite idée de la catastrophe.
Les autres peuvent toujours visionner le documentaire que la BBC a commandé dès 1999, qui s’intitule « Supervolcano » : on y apprend notamment que l’éruption d’un mégavolcan est équivalente à 10 000 bombes atomiques comme celle lancée sur Hiroshima chaque seconde pendant 2 semaines... Un cataclysme difficilement représentable pour l’imagination humaine, qui marquera profondément la civilisation.
Yellowstone en chiffres
- Premier par naturel au monde crée en 1872
- Superficie de 900 000 hectares
- 300 geysers et 10 000 phénomènes géothermiques
- 1 éruption volcanique tous les 600 000 ans
- Méga-éruptions il y a 2,1 millions d’années, 1,3 millions d’années et 630 000 ans
Les supervolcans dans l’Histoire
Statistiquement un volcan comme le St.Helens (à gauche et au centre), de classe VEI5, entre en éruption une fois par siècle et libère 1 km3 de cendres et de magma dans l'atmosphère : il libéra une énergie équivalente à 27000 fois celle de la bombe d'Hiroshima soit plus de 100 kT de TNT,A droite la caldera partiellement noyée du volcan de Santorin dans la mer Egée qui explosa en l'an 1650 av.JC. De classe VEI6 il produisit 30 km3 de matière volcanique et forma une colonne plinienne qui s'éleva à 36 km d'altitude !
En détruisant toute la ville et les alentours dans un rayon de 100 km il marqua probablement le déclin de l'Empire Crétois. l y a 3650 ans à Santorin, à l'apogée de la civilisation Crétoise, la puissance du volcan s'est soudainement accrue. Au lieu d'entrer gentillement en éruption en crachant beaucoup de fumée, cette fois d'immenses blocs d'environ 2 mètres de diamètre ont été propulsés hors du volcan jusqu'à 7 km d'altitude et se sont écrasés sur le sol.
Pour atteindre cette altitude, leur vitesse dû atteindre plusieurs centaines de mètres par seconde, environ 1000 km/h ! A cette vitesse, les impacts devaient être catastrophiques et inimaginables.
En 1950, le petit volcan qui s'est reformé au centre entra à nouveau en éruption. Il existe à Sumatra un super volcan aujourd'hui situé au centre d'un lac baptisé Toba. Personne ne fut témoin de son éruption qui se produisit voici 74000 ans. La super éruption du Toba survenue voici 74000 ans donna naissance à un lac dans la caldéra mesurant 100 km de longueur et 60 km de largeur. En deux mots, ce fut une explosion colossale dont les cendres ont été disséminées sur des milliers de kilomètres à la ronde.
On parle ici de quelque 3000 km3 de matière qui furent éjectés du volcan. Cela représente environ 10000 fois la taille de l'éruption du St.Helens en 1980 que l'on considère comme l'une des plus importantes éruptions à ce jour.
L'énergie libérée par la super éruption du Toba aurait été équivalente à 1 GT de TNT, soit environ 67000 fois la bombe d'Hiroshima. C'est une VEI 8 dix fois plus intense que le seuil minimum, produisant des effets similaires à celui de l'impact d'un astéroïde d'au moins 800 m de diamètre sur un sol granitique.
A 2500 km de Toba on retouve dans le fond des océans une couche de cendre épaisse de 35 cm qui s'est déposée juste après l'éruption. Elle révèle que Toba provoqua un événement super volcanique d'une puissance bien supérieure à toutes les autres éruptions volcaniques connues jusqu'à aujourd'hui. L'analyse des cendres révéla que l'éruption fut riche en soufre et aurait libérée une énorme quantité de dioxyde de soufre et d'autres gaz jusqu'à la stratosphère, d'où ils seraient retombés sous forme d'aérosols composés d'acide sulfurique, affectant le climat de la Terre durant des années.
Source:mondeinconnu
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