Des archéologues italiens ont mis au jour près de Mantoue, dans le nord de la Péninsule, un couple enlacé dont l'étreinte remonterait à 5.000 ou 6.000 ans. Le couple - très vraisemblablement un homme et une femme, sous confirmation des analyses scientifiques - serait mort en pleine jeunesse en raison de l'excellent état de leur dentition. "C'est une découverte extraordinaire !", commente, enthousiaste, Elena Menotti, qui a dirigé les recherches archéologiques. "On n'a pas retrouvé trace de couple enterré ensemble pendant la période néolithique, encore moins deux personnes enlacées dans une véritable étreinte".
L'archéologue a ajouté: "Cela fait 25 ans que j'exerce ce métier, j'ai travaillé sur le site de Pompéi, à toutes les grandes fouilles. Jamais je ne suis tombé sur une découverte aussi excitante".
Un laboratoire va maintenant essayer d'établir l'âge des deux membres du couple au moment de leur mort et la date de leur enterrement.
Source: Reuters
Amityville la véritable horreur...
Où une famille entière est tuée...
Nous sommes le 14 novembre 1974 dans la petite ville d’Amityville aux États Unis, il est 18h35 lorsque le téléphone de la police du comté de Suffolk sonne. Un certain Joey Yeswit les appelles pour leur signaler qu’un jeune homme est passé dans un bar pour leur signaler que son père sa mère et toute sa famille ont été tué et qu’il s’est rendu sur les lieux avec plusieurs autre personnes ainsi que le jeune homme qui était venu et qu’ils ont en effet découvert les cadavres de toute la famille...Dix minutes plus tard la police arrive au 112 Ocean avenue à Amityville et découvre avec horreur le meurtre de toute la famille De Feo. Toute la famille à été assassinée exception faite du fils aîné Butch. Celui-ci affirmera avoir passé la nuit chez ses parents, mais ne pouvant s’endormir serait parti vers 4h du matin pour travaillé de bonne heure. Il aurait passé la journée à travailler, et ayant essayer plusieurs fois de contacter ses parents par téléphone, décide d’aller les voir en fin de journée et découvre le massacre. Au fur et à mesure des interrogatoires, les doutes des policiers et les contradiction du fils aîné amenèrent les inspecteurs à avoir des doutes. Finalement après plusieurs heures d’interrogatoire Butch avoua ses crimes...
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la maison à l’arrivé de la police...
En 1965 la famille De Feo s’installe dans la petite ville d’Amityville, dans une maison bâtie dans le style coloniale datant de 1928. Le père Ronald avait beaucoup travailler et avait réussi dans sa vie professionnel, il était directeur générale d’une concession Buick. Il avait épousé Louise Brigante. Le couple avait 5 enfants au moment des faits.
Le fils aîné Ronald De Feo junior, que tout le monde appelait Butch. Son adolescence fut assez difficile, il se disputait souvent avec son père, même si son père lui offrait tout ce qu’il désirait, quand il demandait de l’argent, son père lui donnait. À 17 ans, il arrêta ses études. Il commença à se droguer avec de l’héroïne et du LSD, et commit quelques voles. Son grand père lui offrit un travaille dans l’entreprise familiale à ses 18 ans. Butch continua à se droguer et à devenir de plus en plus psychotique, il s’acheta divers arme qu’il conservait dans un placard, il était le seul à avoir sa propre chambre étant l’aîné. Il avait 25 ans lors des meurtres.
La fille aînée Dawn agée de 18 ans lors des faits, il aurait aidé son frère lorsqu’il faisait des tests de dépistage de drogue en lui donnant des échantillons d’urines. A l’époque elle était amoureuse, et voulait rejoindre l’homme qu’elle aimait en Floride, ces parents refusèrent obstinément.
Alisson la seconde fille était plutôt tranquille, jouait souvent l’été dans la piscine avec ses amies, et lorsque Butch et son père se disputaient elle se cachait dans sa chambre en refermant la porte pour éviter d’entendre leur cris. Elle avait 13 ans.
Mark avait lui 12 ans, faisait du football et avait eut une blessure sérieuse qui l’obligeait a avoir des béquilles et parfois se déplaçait en fauteuil roulant.
John le plus jeune fils avait 7 ans, était plutôt gentil et calme aux dire des amies d’Alisson.
La famille vivait plus ou moins paisiblement, ponctué par les disputent entre le père et le fils jusqu’au 14 novembre 1974 où tout bascula...
Tout le monde dormait dans la maison, il semblerait que Butch ait regarder la télé jusqu’à 3h du matin, il regardait une émission appelé Castle Keep. Il prend un fusil, et descend dans la chambre de ses parents, abat son père de deux coups de fusil, il aurait vécu quelques instant essayant de se déplacer avant de mourir, ensuite il braque le fusil sur sa mère et l’abat de 2 balle. Il sort, se dirige vers la chambre de ses frères et les tuent tout les deux a bout portant. Il sort, se dirige vers la chambre de la plus jeune soeur qui se réveille avant d’être tuée elle aussi d’une balle en pleine tête la tuant instantanément. Enfin il va à la chambre de son autre soeur pour l’abattre à bout portant à la base du coup. Tout les corps seront retrouvés, chose étrange, sur le ventre. La famille n’avait pas été drogué comme certain l’imagine, les tests prouvent le contraire. Par contre une autre théorie existent quand au déroulement des événement, même si on a aucune véritable preuve, on a seulement le témoignage de Butch, et une autre preuve que je vous exposerais après...
L’autre théorie nous dit que Dawn voulant rejoindre son petite ami en Floride demande à Butch de l’aider à assassiner sa famille pour pouvoir s’enfuir. Butch raconte qu’il est réveillé en pleine nuit par sa soeur tenant un fusil dans les mains. Après une discussion avec elle, il se saisit du fusil et va dans la chambre de ses parents, il ouvre la porte et ouvre le feu sur son père et sa mère. Il dépose le fusil et redescend s’asseoir. Il reste là quelques instants et entant des coups de fusil, il remonte et voit sa soeur Dawn entrain de recharger le fusil devant sa chambre. Il commence à se battre avec elle, finalement arrive à la jeter sur le lit, prend le fusil et l’abat. Même si cette théorie peut sembler étrange, on a retrouvé des traces de poudre sur les vêtements de Dawn, comme si elle avait tirée avec un fusil ce soir là...
Butch sera inculpé et sera condamné à la prison a vie, aujourd’hui il est toujours en prison et garde avec lui le secret de ce qu’il s’est vraiment passé, on ne connaît pas vraiment les raisons exacte ni si sa soeur a été ou non vraiment impliquée...
Les écailles blanches du coléoptère Cyphochilus sont plus brillantes que le lait, l'émail dentaire et la plupart des autres matériaux blancs que l'on retrouve dans la nature. D'après une nouvelle étude, elles sont aussi plusieurs fois plus minces que des matières synthétiques blanches.Les chercheurs peuvent donc s'inspirer de la structure de ces écailles pour augmenter la blancheur d'objets synthétiques comme les appareils électroluminescents. Dans un article paru dans Science, Pete Vukusic et ses collègues au Royaume-Uni décrivent les écailles plates et chevauchantes qui couvrent le corps, la tête et les pattes du coléoptère.
À la différence des autres couleurs, le blanc est relativement rare chez les animaux parce que la substance doit pouvoir diffuser toutes les longueurs d'onde visibles afin de paraître blanche. Les chercheurs expliquent comment la structure des écailles, comme celle d'autres matières photoniques naturelles et synthétiques, est capable de diffuser la lumière de cette façon.
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Le blanc lumineux du Cyphochilus est une rareté dans la nature
Source: EurekAlert! et Science Illustration: Guo-Tsai et P. Vukusic
La construction des pyramides résolut !
Une nouvelle théorie sur la construction des pyramides d'Egypte
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Un professeur émérite des Facultés Notre-Dame de la Paix (FUNDP) de Namur, Guy Demortier, est capable de démontrer scientifiquement une nouvelle théorie sur la construction des pyramides d'Egypte. Les pyramides auraient été construites en béton reconstitué, et non pas à partir de blocs acheminés de l'autre rive du Nil.
Après une analyse des éléments constituant un agrégat provenant de la pyramide de Khéops, il a constaté que ce dernier était composé de calcaire naturel, mais également dans son enrobage de Sodium, de Silicium, d'aluminium, de magnésium et de fluor. Il constate également une présence d'eau de l'ordre de 10 à 15%, alors que la teneur résiduelle dans le calcaire naturel ne dépasse pas 1 à 2%. Il envisage donc un procédé de moulage réalisé sur place.
"En 1981, le chimiste français Davidovits me parlait d'une théorie qui indiquait que les pyramides étaient en béton reconstitué. Ce n'est que quelques années plus tard que j'ai réalisé des analyses. Il ne s'agit plus d'une théorie mais bien d'une démonstration avec preuves analytiques à l'appui", explique Guy Demortier, physicien nucléaire de formation.
7sur7.be
En conclusion est là nous pouvons parfaitement ,de notre niveau de simple humain,nous representer les techniques employés pour construire les pyramides,car il n'est plus besoin d'acheminer des blocs monstrueux à 146 metres de hauteur mais de tout "simplement" les fabriquer in situ,probablement de la maniere suggéré par notre animation mais de la tonne nous passons à ce que nous pouvons humainement et raisonnablement faire.
internaaze
La contamination extraterrestre
Dans notre quête de traces de vie, Jupiter est d'un grand intérêt pour les chercheurs parce qu'il est resté dans une phase initiale, en formation. Son atmosphère réductrice contient des traces de méthane, d'HCN, d'hydrocarbures et d'aérosols organiques. Si de l'énergie est disponible, il est prouvé que la matière organique peut se former. Lors de simulations de la matière rouge-brun, un polymère nitrile, de formule générale R-CºN, ou cyanide (-CN) fut synthétisé. Il suggère fortement la coloration de la Grande tache rouge jovienne ou des petits vortex de Saturne et d'Uranus.
Car comme sur Terre, où les poissons existent bien dans un milieu liquide, il n'est pas besoin de quelque chose de solide pour porter la vie. La vie peut donc parfaitement évoluer dans l'atmosphère de Jupiter, mais aussi de Saturne ou d'Uranus. Il peut s’agir de bactéries telles qu'on en trouve dans notre atmosphère jusqu'à 16 km d'altitude. Mais les profondeurs de Jupiter cachent de violents courants verticaux qui menacent leur survie. Pour les biochimistes, ces bactéries évolueraient vers les 80 km de profondeur dans l'atmosphère jovienne. Il est aussi possible que ces organismes baignent dans un milieu où la température soit celle d'une confortable pièce de séjour, ce qui tendrait à renforcer l'hypothèse selon laquelle certaines formes de vie rudimentaires existeraient dans l'atmosphère supérieure du géant jovien. L'hypothèse se trouve confirmée lorsqu'on apprend que sous l'épaisse ceinture colorée, la température est proche de 0°C, niveau de liquéfaction de l'eau et qu'elle croît en se rapprochant du noyau de la planète, tout comme la pression. L'atmosphère de Jupiter contient des molécules prébiotiques. A une centaine de kilomètres de profondeur elle est même chaude, dense, contient des aérosols organiques, de l'eau et est parcourue d'éclairs. N'ayant pas de surface solide ce milieu est cependant propice au développement d'une vie primitive capable de supporter des pressions importantes et des perturbations météorologiques sévères. Mais jusqu'à présent les sondes qui s'y sont aventurées n'y ont découvert aucune forme de vie. Documents
Titan, nuages et pluies organiques
Plus gros que la Lune, Titan cache sa surface sous une épaisse atmosphère opaque de couleur orange. Lorsque Voyager 2 le survola en 1981, les informations qu’il recueillit ont permis de conclure que son atmosphère était 10 fois plus massive que celle de la Terre et contenait principalement de l'azote, jusqu’à 10% de méthane (CH4), de l'argon, un peu d’ammoniac mais pratiquement pas d'hydrogène moléculaire et aucune trace d'oxygène. Mis à part le manque d'eau, c'est l'atmosphère idéale d'une chimie prébiotique.
Et de fait, le détail le plus significatif fut la découverte d'hydrocarbures, d'acide cyanhydrique, plusieurs nitriles - HCN, HC3N et C2N2 - premiers pas dans l'élaboration de la longue chaîne des bases nitrées A, G, C, T qui synthétisent les éléments vivants.
Nous savons que le méthane est instable dans un milieu oxygéné, il s'oxyde pour former du gaz carbonique. Dans ces conditions, privé d'oxygène, Titan peut paradoxalement abriter la vie. Le phénomène apparaît obligatoire une fois les conditions chimiques et physiques réunies. Mais si l'on trouve des sucres et des acides aminés, ce n'est pas encore la vie. Physiquement Titan reste trop froid, il n'y a pas d'effet de serre, il fait -179°C en surface.
Andrew C.Stewart/CosmicArt.
Ci-dessus en 1949 Chesley Bonestell ignorait que Titan avait une épaisse atmosphère, dix fois plus massive que celle de la Terre. Don Davis et Adolph Schaller nous présentent une image plus réaliste. Ci-dessous suite à la probable découverte par radar d'étendues liquides sur Titan, David Seal de la NASA/GSFC a imaginé que les cratères de sa surface étaient remplis de méthane. Documents (c) Bonestell Space Art, Don Davis et NASA-GSFC.
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Des relevés radars effectués depuis 1990 ont révélé l’existence de vastes régions présentant un pouvoir réfléchissant très élevé, ne confirmant pas le présumé océan qui semblait exister. Mais grâce aux images infrarouges recueillies par le Télescope Spatial Hubble en 1995, Stanley Dermott et Carl Sagan ont découvert des variations dans l’albédo de surface ou de la topographie dont l’origine la plus probable serait liée à des phénomènes de marées, vraisemblablement provoqués par les mouvements de lacs de méthane ou d’éthane liquides bordant un continent grand comme l’Australie. En 2004 des images infrarouges et polarisées réalisées par la sonde Cassini ont confirmé l'existence de plusieurs types de reliefs.
Dans le ciel, entre 150 et 200 km d'altitude Voyager repéra des nuages et de la pluie de méthane ainsi que des couches de brume glacées entre 200 et 300 km d'altitude. Ces brumes et ces aérosols permettent aux rayons solaires de synthétiser de l’HCN dans un milieu gazeux. Ces composés organiques sont entraînés dans la circulation atmosphérique. Quelques uns s’accumulent dans les lacs mais la plupart finissent sur le sol gelé où ils sont irradiés par le rayonnement ultraviolet solaire.
Malgré le manque d’étendues liquides, cet écosystème est similaire à la phase prébiotique que connu la Terre il y a plus de 3 milliards d’années. Des expériences prébiotiques conduites par Carl Sagan ont permis de simuler l’abondance des éléments observés dans l’atmosphère de Titan. Ces expériences simulant la pression et la composition à différents niveau de son atmosphère démontrent que le rayonnement ultraviolet et le bombardement électronique associé aux aurores - simulés par des décharges électriques - suffisent à créer une matière organique orange sombre riche en composés aromatiques polycycliques et autres hydrocarbures. Cette matière est composée de “tholines”, c’est-à-dire d’un mélange de gaz N2/CH4 contenant 0.1% de CH4 produits par des électrons magnétosphériques et peut-être des hydrocarbures dérivés du C2 attaqués par le rayonnement ultraviolet. Cette substance présente le même spectre optique que celui observé dans les brumes de Titan. Combiné avec de l’eau ces molécules forment des acides aminés, des nucléotides et d’autres molécules essentielles à la vie terrestre. Si la vie est apparue sur Terre en l’espace de 100 millions d’années, 1000 ans seraient peut être suffisant sur Titan, à partir du moment ou un impact météoritique formerait de grands lacs d’eau mêlés de glace. Illustration de la descente de la sonde Cassini-Huygens sur la surface de Titan constituée de matière hydrocarbonée. Les nuages sont constitués de matière organique dont une forte proportion de méthane. Documents ESA.
On peut aussi imaginer que la chimie du carbone peut émerger sans eau. Celle-ci peut-être remplacée par le méthane ou l'ammoniac, l'azote remplaçant l'oxygène. Dans ce cas, les macromolécules pourraient se déshydrater en libérant de l'ammoniac plutôt que de l'eau. Seules les liaisons amines des acides aminés seraient plus aléatoires. De ces associations "pseudo-peptidiques" pourraient surgir des protéines, des pseudos ADN et ARN qui pourraient se développer dans le méthane ou l'ammoniac. Titan serait ainsi le berceau d'une autre forme de vie, plus instable certainement, mais tout aussi envisageable. Si de telles créatures existaient, elles s’écriraient non pas “J’ai soif, de l’eau”, mais “de l’ammoniac, de l’ammoniac” !
L'atmosphère de Titan est un laboratoire exceptionnel pour les biochimistes qui se sont empressés d'y envoyer la sonde Cassini-Huygens qui atteignit Saturne en 2004. La sonde Huygens fut larguée à 1000 km d'altitude au-dessus de Titan début 2005 et récoltera des données physiques et biochimiques durant les 2h30 heures que durera la descente dans l'atmosphère. Nous reviendrons en détail sur cette mission exceptionnelle, où pour la première fois nous avons découvert le visage de la chimie prébiotique extraterrestre. Toutefois, à l’heure actuelle, il est encore trop tôt pour conclure qu’il existe une chimie prébiotique active sur Titan.
Triton, une surface fraîche de polymères
Le plus gros satellite de Neptune fut visité par Voyager 2 en 1989. Bien que sa surface soit solide et gelée, une activité volcanique intense perdure sur ce satellite isolé à plus de 4 milliards de kilomètres du Soleil. Sa surface est composée d'azote et de méthane gelés, entourée d'une atmosphère ténue jusqu'à 50 km d'altitude.
Sa surface subit des variations saisonnières jusqu'à quelques dizaines de degrés, mais les saisons durent 41 ans. Dans les conditions d'une chimie organique, toute molécule qui traverse la brume de méthane frappe la surface et entraîne sa transformation en polymères hydrocarbonés. Périodiquement ces composants organiques sont recouverts de glaces amenés par les éruptions volcaniques. Le froid extrême (inférieur à -165°C) empêche l'évolution de la vie.
astrosurf.
Mercredi 31 janvier 2007
Le climat, bourreau des Mayas
Archéologues et climatologues estiment que le déclin brutal de la civilisation maya a été provoqué par un changement climatique.
En 759, les peuples mayas sont loin de se douter qu'ils ont atteint leur apogée. Un an plus tard, la disparition d'une des plus brillantes civilisations de l'humanité entre en scène. Près de 150 ans après, le rideau tombe sur cette tragédie d'une célérité rare dans l'histoire et la proto-histoire. En 760, donc, une très forte sécheresse sème la panique chez les agriculteurs. Les réserves d'eau sont entamées, les rendements chutent et les pertes s'accumulent. Le malheur ne fait pour eux que commencer. Plusieurs années de suite, le fléau se reproduit, qui meurtrit un peu plus chaque fois la subsistance des peuples mayas. Cinquante ans plus tard, puis cent ans plus tard, puis cent cinquante ans après, trois nouvelles vagues de plusieurs années de sécheresse passent, entraînant son lot de cités-Etats dans un déclin définitif. Le dernier calendrier maya date de 909.
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Ironiquement, c'est à 800 mètres sous l'eau que l'homme moderne a retrouvé la trace de cette aridité fatale. A la fin des années 1990, des explorations océaniques au large du Venezuela découvrent une zone de sédiments marins formidablement préservée des mouvements telluriques. Les carottages révèlent ces quatre périodes de sécheresse avec une précision inédite. Lors des saisons moins pluvieuses, le fleuve vénézuélien Orenoc charrie moins de sédiments vers le large à cause de son faible débit. Les carottages montrent à cet endroit des couches plus minces. « Les premières mesures des couches de sédiments avaient une résolution de deux à quatre ans. A la fin des années 1990, la précision au micron près des datations nous a ouvert des résolutions inférieures à l'année », explique Dominique Michelet, directeur de l'UMR « archéologie des Amériques » au CNRS. Ces mesures très fiables corroborent d'autres indices passés, plus incertains. Au fond de certains lacs du Yucatan, la mesure de l'isotope de l'oxygène dans les coquilles de gastéropodes suggérait un bilan hydrique très défavorable à cette période.
Du temps pour s'imposer
Grâce aux climatologues, les historiens ont désormais une piste solide dans une énigme qui hante la science depuis la découverte des sites mayas en 1839, par John Lloyd Stephens. La piste climatique a pourtant mis du temps à s'imposer. Et ce, pour plusieurs raisons. Les chercheurs ne voyaient pas de liens entre l'effondrement de ces sociétés et les grands battements historiques du climat. Le basculement connu le plus proche est le petit âge glaciaire, mais il arrive plus tard, entre 1550 et 1850. Il bouleversa l'Europe et certains l'interprètent comme le lent déclencheur de la Révolution française. L'école historique américaine, qui règne sur les chantiers archéologiques d'Amérique latine, a mis longtemps à accepter la thèse climatique. Le cursus américain de cette discipline se rapproche plus des belles lettres que des sciences naturelles, surtout complices des archéologues européens.
Les indices s'accumulent aujourd'hui en faveur de la thèse du changement climatique. Les climatologues considèrent que ce phénomène n'a pas affecté la Terre entière à cette époque-là, mais qu'il s'agissait d'un phénomène régional. En l'occurrence, une variation de la mousson. Gerald Haug, du Centre de recherches sur la Terre à Potsdam, vient de publier dans ce sens un article dans la revue « Nature ». Son équipe a analysé les sédiments du lac Huguang Maar, dans le sud-est côtier de la Chine. Leurs propriétés magnétiques et leur teneur en titane sont des témoins de la force des moussons, ces vents périodiques qui dessèchent les hivers et humidifient les étés. Au cours des 16.000 dernières années, il y avait eu trois périodes où la mousson d'hiver était forte et le climat sec en Chine et dans la zone tropicale. Ces épisodes coïncident à l'effondrement de la dynastie chinoise des Tang, comme à celle des Mayas de l'autre côté du Pacifique.
Du coup, les spécialistes des civilisations précolombiennes se demandent si le dérèglement climatique n'explique pas aussi les étranges mouvements des populations de la Méso-Amérique. A partir de 900, les fouilles montrent qu'une bande de 200 km de large s'est brusquement vidée de ses populations agricoles, réfugiées vers le Nord. A la place se sont établies des sociétés de purs chasseurs-cueilleurs, signe que le milieu est devenu hostile à l'agriculture. Depuis, la zone est restée un désert difficile à cultiver.
« Il nous reste beaucoup de travail pour élaborer des modèles, des scénarios de ces effondrements », prévient Dominique Michelet. « Il s'agit notamment de comprendre pourquoi certaines sociétés ont mieux résisté aux troubles que d'autres. On constate que des villes-Etats sont tombées à la première vague de sécheresse, alors que d'autres ont tenu les trois premières. »
Il n'est pas impossible que le climat n'ait été qu'une étincelle dans une civilisation déjà bien fragilisée par les luttes intestines. Peu avant 800, les historiens estiment que le pouvoir s'était déjà fortement fragmenté en des centaines de cités. La raréfaction des ressources a-t-elle provoqué des soulèvements ? La sécheresse a-t-elle décrédibilisé les rois, sur qui les populations comptaient pour maintenir la fertilité des cultures ? Toujours est-il que l'agriculture maya était relativement fragile, la paysannerie ne pouvant nourrir que le double de ses effectifs, comme le rappelle le biologiste- essayiste Jared Diamond dans son livre « Effondrement ». Cet ouvrage brille par ses rapprochements audacieux entre les déclins de plusieurs civilisations et des causes environnementales ou sociétales. Il ne convainc pas les scientifiques, qui y voient plus un catalogue de faits que la construction méthodique d'une théorie. C'est toutefois un plaidoyer efficace pour la protection de l'environnement. On peut à ce sujet s'amuser de la paranoïa climatique qui s'est emparée depuis quelques années du Terrien. La planète a ses chaleurs, les vents toussent, la mer tremble et les oracles brandissent aussitôt la colère du dieu Climat. L'homme moderne va-t-il revivre pour autant le destin des Mayas, des Vikings ou des Tang ? Une affirmation serait un raccourci malhonnête. Mais nous sommes prévenus, le climat s'invite régulièrement aux derniers banquets.