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Les sanguinaires

Jack L'Eventreur

Mystérieux tueur en série dont le surnom provient des lettres écrites à l'encre rouge envoyées à la police britannique et signées "Votre humble serviteur Jack l'Eventreur".

Il semblerait cependant que ce ne soit pas l'assassin qui ait signé ces lettres, mais peut-être un journaliste du Star soucieux de faire monter les tirages de son journal.
Le Portrait Robot...

+ details

Le tueur a assassiné 5 prostituées dans le quartier de Whitechapel, entre le 31 août 1888 et le 9 novembre 1888.

Parmi de très nombreux suspects, le plus convaincant est peut-être le polonais Aaron Kosminski, que l'inspecteur chargé del'enquête désigne comme le coupable dans des notes manuscrites léguées en juillet 2006 au musée du crime de Scotland Yard.Jack l'éventreur 

L'affaire Jack l'éventreur est sans doute l'une des plus grande énigme de l'histoire du crime.
En pleine époque victorienne, en grande Bretagne, un tueur sème la panique.
Soupçonné d'avoir envoyé des lettres sarcastiques à la police, il disparaît après le meurtre d'une cinquième prostituée. En dépit de toutes les rumeurs le mystère reste entier.
5 victimes et 10 semaines de terreur sont à l'origine d'un mythe qui dure depuis plus d'un siècle. Cinq meurtres lui sont attribués mais deux autres crimes (Martha Tabram, Emma Smith) furent longtemps considérés comme faisant partie de son oeuvre. Ils sont d'ailleurs toujours inclus dans les dossiers de Scotland YardLe 31 août vers 3h45 du matin, deux passants qui se rendent à leur travail, découvrent le corps de Mary Ann Nichols. Quelques minutes à peine s'écoulent avant l'arrivée de l'agent de police Neil qui effectue une ronde, puis vers 4h00, le docteur Rees Ralph Liewelyn arrive sur les lieux. C'est lui qui pratiqua l'autopsie du corps qui a été lavé, malgré les ordres de la police. Son rapport médical est consigné dans le "Times" ( The mystery of Jack the Ripper, édition W.H.Allen, 1929 p.28-29).
«Cinq dents sont manquantes, et on remarque une légère lacération de la langue. On note une contusion sur la partie basse de la mâchoire, du côté droit du visage.
Celle-ci pourrait résulter d'un coup de poing ou de la pression d'un pouce. On remarque une contusion circulaire sur la face gauche du visage, qui pourrait également avoir été infligée par la pression de plusieurs doigts. Sur le côté gauche du cou, à deux centimètres et demi sous la mâchoire, on observe une incision s'étendant sur environ dix centimètres jusqu'à l'oreille.Du même coté mais deux centimètres plus bas, on note une incision circulaire qui commence deux centimètres plus en avant que la précédente et qui se termine à sept centimètres sous la mâchoire droite. Cette incision a complètement déchiré tous les tissus jusqu'à la vertèbre. Les larges vaisseaux sanguins ont été coupés des deux côtés du cou. Cette incision s'étend sur environ vingt centimètres. Les coupures ont probablement été causées par un couteau à longue lame, modérément aiguisé, et utilisé avec une grande violence. Pas de sang sur la poitrine, pas plus que sur le corps ou les vêtements. Pas d'autres blessures sur le corps jusqu`a ce que l'on en vienne à la partie inférieure de l'abdomen. A cinq ou six centimètres du côté gauche de l'abdomen, on remarque aux contours déchiquetés. La blessure est très profonde , les tissus sont déchirés. Plusieurs incisions ont été infligées en travers de l'abdomen. Du côté droit, trois ou quatre coupures similaires ont été causées avec une grande violence de haut en bas. Les coups ont été portés de gauche à droite et pourraient avoir été l'oeuvre d'un gaucher. Toutes les blessures proviennent du même instrument».


Dès le 4 septembre 1888, plusieurs articles parurent dans la presse, le tueur de Mary Ann Nichols est surnommé : "Leather apron" (Tablier de cuir). Des prostituées indiquaient que, depuis plusieurs mois, elles avaient été menacées par un homme décrit comme costaud à la nuque très épaisse, de petite taille, âgé de 38 à 40 ans environ, portant une casquette et un tablier de cuir. D'après un article du "Star", daté du 5 septembre 1888, "tablier de cuir" se déplace silencieusement et de manière sinistre.
Le 8septembre 1888 vers 6h du matin, le corps d'Annie Chapman est découvert par John Davis un locataire de l'immeuble où la victime logeait. Le corps est allongé sur le dos et sa robe est remontée à hauteur des genoux, tandis que les intestins de la victime ont été placés sur son épaule gauche. On découvre l'enveloppe déchirée d'Annie Chapman contenant deux pilules ainsi qu'un tablier de cuir bientôt reconnu, comme appartenant à John Richardson et qui relance brièvement la polémique sur le mystérieux « Tablier de cuir».

Le 30 septembre 1888 : le tueur fait d'une pierre deux coups.
Vers 1h00 du matin le vendeur ambulant Louis Diemschutz découvre le cadavre de Elizabeth Stride.
Elle est couchée sur le flanc gauche, son bras droit

repose sur l'estomac alors que le gauche se trouve derrière le dos et tient encore à la main un sachet contenant des noix d'acajou.

La main droite est ensanglantée et la bouche légèrement entrouverte. Une écharpe est nouée autour de son cou et la partie inférieure du tissu est élimée comme par l'action d'un couteau qui lui a également tranché la gorge, de gauche à droite. Le corps est encore chaud et vierge de toute mutilation abdominale, ce qui laisse à penser que l'assassin a été dérangé par l'arrivée de Louis Diemschutz.
Vers 1h45 de la même nuit, l'agent Edward Watkins , qui effectue sa ronde,
découvre le corps deCatherine Eddowes dans Mitre Square.
Mitre Square est au centre d'un labyrinthe de rues étroites, de passages et d'impasses. Le corps de Catharine Eddowes est éventré « comme un cochon au marché » déclare l'agent Watkins.
La jambe gauche est allongée alors que la droite est pliée à hauteur du genou. La gorge est profondément tranchée jusqu'à l'os, sur une longueur d'environ 18 centimètres. Les instestins ont été retirés et placés sur l'épaule droite. Un morceau d'intestin d'environ soixante centimètres est retrouvé entre le corps et le bras gauche. Le lobe et le pavillon de l'oreille droite ont été coupés obliquement. Le visage a particulièrement souffert : une incision à travers la paupière a tranché l'oeil gauche; une autre, similaire et parallèle à l'oeil droit; le nez est coupé en travers, jusqu'à séparer la joue droite en deux ; plusieurs coupures sont constatées sur les lèvres. La peau des joues est particulièrement pelée par des coups de couteau.
On distingue deux contusions sur la joue gauche. L'abdomen est complètement ouvert du sternum au pubis, d'une seule incision se dirigeant de bas en haut. Le foie a été poignardé avant d'être coupé à deux reprises. L'aine, le pancréas, l'artère rénale gauche et la paroi du péritoine ont été tranchés. La matrice a été emporté par l'assassin, mais il en reste environ un centimètre attaché au corps. Le rein gauche, plus soigneusement coupé, a également disparu.
Le 8 novem
bre 1888 vers 10h45 le matin, John Bowyer découvrit le corps de Mary Jane Kelly. Celui-ci était passé chez la victime, dans le but d'encaisser l'argent du loyer. Une vision d'horreur se présenta alors à lui. Il vit une femme dénudée, allongée sur le lit, couverte de sang et apparemment morte. Sans attendre d'effectuer un examen plus détaillé se rendit au poste de police. La victime était allongée sur le dos, la gorge tranchée profondément d'une oreille à l'autre. Les oreilles et le nez avaient été coupés, de même que les seins qui étaient posés sur une table de nuit adjacente au lit. L'estomac et l'abdomen avaient été largement ouverts, tandis que les traits du visage étaient complètement méconnaissables. Les reins et le coeur avaient été retirés du corps pour être également placés sur la table, a côté des seins. Le foie détaché de la cavité abdominale, reposait sur la cuisse droite.

Les parties génitales du corps ainsi que l'utérus avaient été tranchés.Les cuisses étaient également mutilées. Les vêtements de la femme étaient placés de l'autre côté du lit, comme s'ils avaient été retirés et rangés de façon ordinaire. Les draps étaient au pied du lit, un geste que le meurtrier avait dû effectuer après avoir tranché la gorge de sa victime. Aucune trace de lutte était apparente, tandis qu'une fouille minutieuse des lieux ne permit pas de retrouver l'arme du crime.
 

Le quartier de Whitechapel
Whitechapel est l'un des quartiers le plus sordide de la capitale. Près de 80.000 personnes vivent dans ce dédale de ruelles étroites. C’est le repère des petits truands, vagabonds, et des prostitués.

Les lettres envoyées à la police

Durant l'année 1888, des centaines de lettres furent envoyées à la Police et à la presse locale. Elles auraient été écrites de la main même du tueur. La plupart d'entre elles n'étaient que des faux écrits soit par des journalistes en mal de sensationnel ou par des fous s'amusant à susciter davantage de terreur.
De nombreux "Rippologues" pensent que toutes ces lettres étaient des "canulars".
Des experts de Scotland Yard, et certains membres de la police alors chargée de l'enquête en ont authentifiées un certain nombre (la lettre du "Cher Patron", la carte postale "Saucy Jacky "(Jack le sanglant), et la "Lettre de l''Enfer").

Transcription de la lettre manuscrite :

Cher Patron,
J'ai entendu dire que la police cherchait à m'attraper mais ils ne l'ont pas encore fait. J'ai rigolé lorsque, se croyant intelligent, ils ont cru être sur la bonne piste. Cette blague sur Tablier de Cuir m'a fait piquer une crise.
Je suis sur le dos des putains et je m'arrêterais pas d'éventrer jusqu'à ce que vous m'ayez bouclé.
Le dernier boulot était un grand travail. Je n'ai pas laissé le temps à la dame le temps de couiner. Comment pourraient-ils m'attraper maintenant. J'adore mon travail et je veux recommencer. Vous entendrez bientôt de nouveau parler de moi et de mes amusants petits jeux. J'ai gardé un peu de cette matière rouge de mon dernier travail dans une bouteille de bière amère pour vous écrire mais c'est devenu une sorte de glue épaisse et je ne peux pas l'utiliser. L'encre rouge vous conviendra j'espère ha ha. La prochaine fois, je couperais les oreilles de la dame et je les enverrais aux chefs de la police juste pour rigoler un peu. Gardez cette lettre jusqu'à ce que j'ai fait un peu plus de travail, ensuite vous pourrez l'utiliser comme il faut. Mon beau couteau est si affûté que je veux me mettre au travail de suite dès que j'aurai cette chance. Bonne Chance.
Sincèrement vôtre
Jack l'Éventreur

Ne vous souciez pas de mon nom de "métier"
PS : Je n'ai pas pu poster ceci avant que de m'être débarrassé les mains de cette encre rouge. Pas de chance donc. Ils me disent docteur à présent. ha ha

Les témoignages et les suspects
Les différents témoignages recueillit par la police après chaque meurtre sèment davantage le doute : un individu tantôt petit et d'un âge avancé vêtu d'un habit noir et d'un chapeau, tantôt grand d'une vingtaine d'années bien vêtu... la divergence des témoignage induit la police en erreur. Les inspecteurs ouvrent d'ailleurs l'hypothèse que le meurtrier a un complice.
Plusieurs signalements sont néanmoins concordants :
-
Le tueur est un homme de race blanche de taille moyenne ou au-dessous de la moyenne entre 20 et 40 ans.
-
Il est bien habillé, pas comme un travailleur ou un pauvre
-
Il habite ou possède un logement dans le coin de Whitechapel
-
Il se peut qu'il posséde un savoir médical
-
Malgré 1 ou 2 opinions contradictoires, il se peut qu'il soit étranger (certainement un juif)
-
Le tueur est un gaucher
-
Il doit avoir un travail régulier puisque les meurtres se sont tous produits le week-end
-
Il se peut qu'il vive seul ce qui lui permet de se promener sans être inquiété dans les rues
 

Les principaux suspects

Dr. Roslyn Donston
Il a écrit un article de journal décrivant les meurtres avec une précision étonnante
- Il vivait à Whitechapel
- Il avait des habiletés médicales
- Il était adorateur du diable
- Ses amis déclaraient qu'il était Jack l'Eventreur

Montague John Druitt
Druit était le deuxième fils d'un praticien médical, William Druitt, né le 15 août 1857 à Wimborne, dans le Dorset. Eduqué à Winchester et dans le nouveau collège d'Oxford, Druitt fut le dernier à recevoir son diplôme de troisième degré en 1880
- Il correspond à la description des témoins
- Les meurtres cessèrent après qu'il fut découvert noyé dans la Tamise le 31 décembre 1888
- L'enquête prit fin lorsque son corps fut trouvé
- Il était soupçonné par les membres de sa famille
- Il a été nommé dans les dossiers de Scotland Yard

Sir William Gull
- Il était le chirurgien de la reine Victoria
- Il aurait pu avoir comme motif de protéger la famille royale de chantages
- Il était franc-maçon, donnant un sens à l'inscription à l'égard des Juifs
- Il aurait pu tuer ses victimes silencieusement dans son carrosse

Prince Albert Victor
- Il correspond à la description des témoins
- Il était mentionné dans le journal du Dr. Gull
- Il était chasseur, familier avec les couteaux
- Il avait la syphilis et devenait fou

Aaron Kosminski
Coiffeur polonais israélite, qui arriva en Angleterre en 1882. En juillet 1890, il fut envoyé admis en traitement à l'infirmerie de Mile End. Sur les registres d'admission, il est marqué comme atteint de folie depuis 2ans. Il fut mis à charge de son frère 3 jours plus tard.
Il vivait à Whitechapel, avait des tendances meurtrières et était misogyne. Il a été nommé dans les dossiers de Scotland Yard. Il a été identifié, sous serment, par l'investigateur chef. Il a été identifié par un témoin qui, mystérieusement, refusa de témoigner.


Michael Ostrog
En octobre 1888, en plein règne de terreur de Jack l'éventreur, le Police Gazette publie un avis de recherche concernant Michael Ostrog, indiquant qu'il s'agit d'un homme très dangereux. Dans son mémorandum, Macnaghten se montre un peu plus précis sur Ostrog, ajoutant que l'homme ferait preuve de cruauté envers les femmes et qu'il porte habituellement sur lui des scalpels.
Michael Ostrog aurait été, selon ses propres dires, un chirurgien de la marine impériale russe, obligé de quitter son pays après avoir tué un homme en duel. Il correspond à la description des témoins : Mesurant un mètre soixante seize, avec les cheveux d'un brun sombre, et des yeux gris, il est habituellement vêtu d'un costume semi clérical. Il arbore plusieurs cicatrices dont une sur le pouce droit.

En dépit des nombreuses pistes qu'avait la police de l'époque, nous ignorons toujours l'identité de Jack l'éventreur.
De nombreuses hypothèses ont été avancées, un journal, écrit de la main du tueur, aurait même était découvert presque un siècle après... mais le mystère plane toujours sur cette affaire.

Source:artezia



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Le Dahlia noir, l'énigme
Le 15 janvier 1947, était découvert dans un terrain vague de Los Angeles, le cadavre nu et mutilé d'une jeune femme : son corps avait été éviscéré, nettoyé et coupé en deux au niveau de la taille.

+ details

La police reçut quelques temps après, un paquet contenant les affaires de la victime, Elizabeth Ann Short, que l'on ne désignera plus que comme le Dahlia noir, à cause de sa chevelure d'un noir de jais, des tenues sombres qu'elle affectionnait, et  certainement aussi du film Le Dahlia bleu, sorti l'année précédente.

Betty Short avait 22 ans lors de sa disparition. Voulant devenir actrice, elle sortait souvent et rencontrait beaucoup d'hommes, malgré son jeune âge. Son destin n'aura pas été celui qu'elle espérait. Vue vivante pour la dernière fois le 9 janvier précédent, elle devint, avec le mystère de cette semaine manquante rajouté à la mise en scène morbide et presqu'artistique de sa mort, l'objet d'une des plus fascinantes affaires criminelles du siècle dernier.

James Ellroy, traumatisé par l'assassinat de sa mère en 1958, quand il avait dix ans, fut longtemps obsédé par cette affaire. Mais ce n'est qu'en 1987 qu'il publie Le dahlia noir, oeuvre de fiction inspirée du fait divers de 1947, qu'il dédiera à sa mère. Brian de Palma achève en ce moment le tournage d'un film basé sur ce roman, attendu depuis des années et sortant le 8 novembre 2006, avec pour interpréter le rôle du Dahlia noir, la troublante Mia Kirshner.

Malgré les efforts constants de la police de Los Angeles, la multitude de pistes explorées et la diversité des théories énoncées, le mystère du Dahlia noir, qui hantera les officiers de police du LAPD tout au long du vingtième siècle, restera non élucidé. À jamais ?


Le 15 janvier 1947, était découvert dans un terrain vague de Los Angeles, le cadavre nu et mutilé d'une jeune femme : son corps avait été éviscéré, nettoyé et coupé en deux au niveau de la taille. [...] Malgré les efforts répétés de la police de Los Angeles, la multitude de pistes explorées et la diversité des théories énoncées, le mystère du Dahlia noir, qui hantera les officiers de police du LAPD tout au long du vingtième siècle, restera non élucidé. À jamais ?À jamais ? On pourrait le croire. Pourtant, en 1999, Steve Hodel, dont la carrière émérite au sein du LAPD s'est faite entièrement sous l'ombre du Dahlia noir, se voit remettre, lors du décès de son père, un album de photos sur lequel il reconnaît... le Dahlia noir ! Plus de cinquante ans après, commence une enquête improbable qui aboutira en 2003, à la parution de son livre, accusant son père George Hodel, document controversé qui marque pour certains la fin d'une fascinante énigme.

 

L'énigme du Dahlia noir



Les derniers jours.

La dernière apparition d’Elizabeth Short vivante remonte au soir du 9 janvier 1947, à l’hôtel Bilmore, établissement réputé de Los Angeles. Elle attendait fébrilement une visite qui fut tardive, quittant l’établissement avec deux hommes et une femme. Après, plus rien. Donc six jours avant la découverte du corps. Quand on repense au rapport du médecin légiste, l’on peut penser qu’elle subit six jours de torture, la victime ayant décédé quelques heures avant la découverte du corps, dans la matinée du 15 janvier.

Le suspect numéro un de l’enquête fut Robert Manley, car ce commercial en automobiles passa une dernière nuit avec Elizabeth à quelques kilomètres de Los Angeles, dans une pension de famille, à Los Montes, où elle avait ses habitudes, les propriétaires étant devenus quasiment des amis. La jeune femme effectua d’ailleurs durant ses derniers jours de nombreux allers retours entre les deux villes voisines.

Manley, clamant son innocence, fera l’objet de deux passages au « sérum de vérité » et sera finalement innocenté, le procédé n’ayant même pas été nécessaire pour en arriver à cette conclusion. Mais il fallait un coupable rapidement et sa suspicion rassurait évidemment le quidam qui lisait toujours les comptes rendus de l’enquête dans la presse.

Le plus troublant reste encore cet épisode faisant état, la veille de la disparition de celle qui n’était pas encore le Dahlia noir, d’une femme policier de L.A., voyant sombrer dans ses bras en pleine la rue, Elizabeth Short (qu’elle reconnaîtra formellement par la suite). La jeune femme lui confie en larmes et apeurée, être poursuivie par un homme qui veut sa mort par jalousie. L’agent, après l’avoir rassurée, la laissera partir. L’assassin, ou les assassins, n’étai(en)t sans doute pas loin...

L’affaire du Dahlia noir fait depuis 1947 l’objet de multiples spéculations et interprétations, chaque auteur apportant sa thèse pour mieux noyer le poisson, sinon le poison. L’ouvrage le plus connu est sans doute le roman de James Ellroy, Le Dahlia noir (source du film de Brian De Palma), qui sous forme de fiction - un roman policier très documenté - relate l’affaire sans toutefois la traiter en profondeur.

Non, la thèse la plus aboutie à ce jour - sentiment ressenti malgré l’impossibilité de lire les autres ouvrages américains écrits sur l’affaire car inédits en France -, reste L’Affaire du Dahlia noir (Editions du Seuil) de Steve Hodel. Le parcours ayant conduit Hodel à écrire ce livre est incroyable. Il n’est pas écrivain mais ancien membre de la section « Homicides » du LAPD (de 1963 à 1986), à la retraite quand il publie son ouvrage en 2003.

A la mort de son père, le docteur George Hill Hodel, - qui décède à l’âge de 91 ans en 1999 -, un de ses fils (qui a un frère jumeau), Steve (issu d’un deuxième mariage), est invité par sa dernière épouse, à trier ses derniers effets. Il y trouve un album de photos, parmi lesquelles il reconnaît le Dahlia, étant coutumier de cette affaire qui hante les services du LAPD depuis 1947. Pourquoi deux photos d’Elizabeth Short prises par son père figurent dans cet album, au milieu de souvenirs de famille ? Bonne question.

Commence une enquête par un spécialiste des homicides qui, si elle n’apporte pas de preuves tangibles, constitue un fort faisceau de présomptions, critiquable, certes, mais fort convaincant. James Ellroy, lui-même obsédé par l’affaire du Dahlia, suite à l’assassinat de sa propre mère à Los Angeles en 1958, affirmera dans la préface de l’ouvrage : « Maintenant, je sais ». Intrigué par sa découverte, Steve remonte le fil, jusqu’aux années 40. Il avait alors une dizaine d’années. De ces dernières flèches du couple familiale encore uni, puis séparé, ressortent des souvenirs élégiaques. Le docteur Hodel a la cote dans la société d’Hollywood. Acteurs et personnalités le consultent, il est diplômé en chirurgie, a servi en Asie et a effectué maints métiers qui reflètent son intelligence, passant de conducteur de taxis, au journalisme, à la médecine humanitaire, sans vergogne. La famille habite une luxueuse villa sise Avenue Franklin à Los Angeles (Franklin House), construite par le fils de l’immense architecte Franck Lloyd Wright, qui ressemble à un temple aztèque, avec en façade l’étrange silhouette d’une chauve-souris.

Pourtant en ces années d’insouciance, des jeux dangereux ont cours dans la Franklin House. Dorothy, l’épouse de George est l’ex femme de John Huston, immense metteur en scène qui tourne film sur film à Hollywood, resté attaché à la famille. Le très célèbre photographe Man Ray est également coutumier des nombreuses parties organisées à la maison. Tous trois vouent une fascination sans borne pour les écrits du Marquis de Sade. A partir d’une certaine heure, les happy fews se retrouvent dans une pièce secrète de la maison et le docteur Hodel possède une collection exceptionnelle de sculptures érotiques, issues de son séjour des années 30 en Asie. Des photographies pornographiques circulent et la marijuana ou la cocaïne vont bon train. Hollywood dans les années 40...

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si le scandale n’explosait en 1949.
Un des épisodes les plus troublants dans le récit/enquête de Steve Hodel, par rapport à l’affaire du Dahlia noir, réside dans le procès pour inceste qui fut intenté contre son père en 1949, suite à la plainte déposée par sa sœur aînée Tarma, alors âge de 14 ans. Elle relata en effet avoir subi des abus de son géniteur, lors des « parties » pratiquées dans la « chambre secrète ». Steve Hodel déduit d’autre part qu’elle fut notamment offerte à John Huston, qu’il présente comme un misogyne aux appétits sexuels frénétiques, ce que l’on savait déjà.

Le docteur Hodel, après une enquête succincte, et un procès qui le fut pas moins, est innocenté, soit deux ans après l’affaire du Dahlia, toujours en suspend. Tarma, elle, sera internée pour mythomanie compulsive. George Hodel quittera les Etats-Unis un an après. L’étau semble en effet se resserrer autour de lui.

Tarma se serait faite avorter, selon ses dires et une enquête du coroner de Los Angeles révèle un réseau de médecins avorteurs auquel Hodel serait lié. Ce dernier est mis sur écoute, des micros sont disposés à la Franklin House. Mais le LAPD reprend rapidement la main, et les investigations du coroner sont abandonnées. Steve Hodel en déduit par moult démonstrations que la police de Los Angeles est corrompue jusque la corde, alors que les enquêteurs les plus investis sont démis de leur fonction. Hodel verserait pot de vin sur pot de vin aux inspecteurs, jusqu’au plus haut niveau, avant de quitter dans la précipitation la Californie pour les Philippines, en 1950, soit moins d’un an après son procès pour inceste.

Car l’affaire Tarma avait mis la puce à l’oreille du coroner, mettant celle-ci en parallèle avec les meurtres sexuels qui s’alignent à Los Angeles en ces années, et les témoignages faisant référence au signalement d’un homme de la « haute » dans l’environnement de ces crimes non résolus, dont celui du Dahlia. Aussi, par divers recoupements, en était-il arrivé à la conclusion que le docteur Georges Hill Hodel était en tête des suspects qu’il voulait investiguer. En effet, la sauvagerie du meurtre du Dahlia laisse supposer l’acte d’un tueur en série, concept alors (1947) inconnu.Le coroner déduisit que l’assassin (ou les assassins) du Dahlia aurai(en)t pu commettre d’autres meurtres. A Steve Hodel de les recenser, arrivant au triste chiffre, entre 1943 et 49, de 8 sur 10 meurtres à caractère sexuel de femmes seules irrésolus. Parmi eux, celui, le plus révélateur, de Jeanne French, coqueluche du tout Hollywood, surnommée « l’infirmière volante », pour être la première femme du corps médical à bénéficier d’un brevet de pilote d’avion. Après avoir été contactée par les studios pour faire carrière dans le cinéma, elle refuse et décide de se consacrer à sa vocation humanitaire. Elle sera retrouvée morte, atrocement mutilée, trois semaines après l’assassinat d’Elizabeth Short, à 10 kilomètres du lieu de ce crime.

Le meurtre fut surnommé par la presse et le LAPD, « meurtre au rouge à lèvres », car l’assassin avait écrit sur son corps à l’aide du rouge à lèvre de la victime, en lettre battons : « BD AVENGER » (le vengeur du BD), B.D. pour Black dahlia (Dahlia noir). On ne peut évidemment déduire une relation entre les deux meurtres par ce seul indice. Steve Hodel, s’empresse alors de faire pratiquer une analyse graphologique du lettrage relevé sur le corps avec celui des lettres qu’un individu fit parvenir à la police après le meurtre du Dahlia, et des écrits de son père en sa possession.

Cette tendance à provoquer journalistes et policiers par des courriers est fréquente chez les serial killers, sa première manifestation remontant à Jack l’éventreur (1888). Les conclusions de la graphologue, qui ne connaissait pas les trois sources différentes des écrits, sont sans appel : nombre d’indices démontrent qu’il s’agit bel et bien de la même personne à l’origine des textes analysés. Une expertise graphologique ne suffit pas à accuser ou condamner un suspect. Mais elle participe d’un faisceau de présomptions qui fait planer un sérieux doute.

Passons outre ici les nombreux autres crimes que Steve Hodel recense pouvant être imputés à son père, ou à un complice (avant et après 1950, le docteur revenant régulièrement aux USA après son départ pour les Philippines). Toutefois, retenons la présence d’un supposé comparse qui a pu agir en solo, dont le signalement revient à plusieurs reprises. Il s’agit de Fred Sexton, Ce dernier, qui n’a jamais été inquiété, est souvent signalé par des témoignages recoupés et cohérents, comme évoluant dans l’entourage de George Hodel et de crimes sexuels irrésolus

Dans son ouvrage autobiographique Ma Part d’ombre, James Ellroy, identifie le meurtrier de sa mère à un « basané ». Qualificatif qui revient à maintes reprises dans les témoignages autour des crimes évoqués plus haut. Le mystère reste toutefois entier, mais une telle cohérence pose question. Elle aurait demandé à être creusée, ce qui n’a pas été fait, renforçant l’interprétation que le LAPD ne cherche pas à approfondir des pistes qui fâchent...

Source:france3-maitrepo


 

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VLAD TEPES dit L'EMPALEUR
Dracula est un personnage de fiction inventé par l'écrivain irlandais Bram Stoker à la fin du XIXe siècle. En s'inspirant d'un personnage historique, Vlad Ţepeş (Vlad l'Empaleur),voïvode de Valachie au XVe siècle, l'auteur en a fait un vampire, c'est-à-dire un être immortel qui se repaît du sang des vivants. Le personnage de Dracula a été exploité par d'autres auteurs et a progressivement accédé à la notoriété : il s'agit désormais d'un des monstres les plus connus dans le monde occidental.

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De mémoire d'homme, en novembre 1431 naissait dans la forteresse de Sighisoara en Roumanie, Vlad Tepes III, l'un des personnages les plus sanglants de notre Histoire .

Il n'était pas très grand, mais râblé et fort, avec un aspect cruel, terrible, un nez droit, des narines dilatées, un visage mince et rougeaud ou les grands yeux verts, bien fendus, étaient ombrés par des sourcils noirs, broussailleux qui les faisaient menaçants. Il avait les joues et le menton rasés et portait moustache. Les tempes gonflées augmentaient le volume de la tête que soutenait un cou de taureau encadré par les vagues d'une légère chevelure bouclée, noire, qui retombait sur les larges épaules
Description d'un émissaire à Pie II
Fils de Vlad II dit le diable, gouverneur militaire de Transylvanie, membre de l'Ordre du Dragon, une société militaire à caractère religieux fondée en 1387 par l'empereur Romain Sigismund et sa seconde femme Barbara Cilli, cette confrèrie avait pour but la protection des intérêts catholiques et de défendre l'Europe contre la menace du puissant Empire Ottoman.
En 1436, Vlad II est couronné prince de Valachie , capitale princière et s'installe au palais de Tirgoviste.

Dans l'espoir d'une paix durable avec le Sultan Murad II, de nombreux pactes d'alliance sont signés mais d'importants troubles politiques ne tarde pas à déchirer le royaume. Après une visite de Vlad II en terre Turque, celui ci confie la garde de ses deux jeunes fils Vlad et Radu , pour respecter les exigences du puissant Sultan qui garantiront une paix durable entre les deux royaumes. jusqu'en 1448, Vlad III restera à la cour du Sultan, tandis que son frère Radu ne partira qu'en 1462. De retour au pays, le jeune Vlad apprend que son père a été tué par son rival, le prince Vladislav II. Mircea son frère ainé , fut quant à lui enterré vif après avoir été torturé par les aristocrates de Tirgoviste.

Menant plusieurs campagnes militaires pour reprendre le pouvoir, il est forcé d'abdiquer devant l'assassin de son père, mais lors d'une seconde tentative pour reconquérir son trône, il n'hésite pas à tuer le prince Vladislav II. Poussé par la vengeance, Vlad Tepes fait arrêter tous les nobles soupçonnés d'avoir pris part au coup d'Etat contre son père. Il fait empaler les plus puissants et force les plus jeunes à l'exode vers le bourg de Poenari. Au cours de cette marche de 80 kilomètres, personne n'est autorisé à se reposer, et beaucoup mourront en route. Arrivés à destination, Vlad exige des survivants qu'ils lui érigent une nouvelle forteresse qui surplombera la rivière Arges.

Vers 1462, des chroniques font état de sa cruauté et de ses méfaits. L'empalement est de mise pour quiconque ose le defier ou celui ne respectant pas la loi, c'est ce qui lui vaudra son surnom Roumain de Tepes qui signifie l'empaleur ... Son chateau est le lieu des pires crimes et abominations, dans un souci d'ordre et de respect , il n'hésite pas à torturer, mutilier et à brûler nobles ou mendiants. Au sommet de son règne, Vlad décide d'une campagne militaire contre les Turcs, ses anciens alliés, installés le long du Danube.
Bénéficiant de l'effet de surprise, les troupes de Vlad sortent victorieuses. Mais la victoire est de courte durée, le Sultan Mehmed II envahit la Malachie à la tête d'une armée trois fois supèrieure à celle de l'Empaleur. Arrivé aux portes de la capitale, ils constatent que 20,000 prisonniers turcs sont empalés. Devant cette abomination, le Sultan ne peut convaincre ses hommes à l'attaque, il bat en retraite.

Mais une dernière carte est utilisé par le Sultan, il arrive à convaincre Radu, le frère de Vlad de mener une campagne contre ce dernier. À la tête d'une armée composée des légions turques et des détracteurs de Vlad , Radu envahit la Valachie et force son frère à trouver refuge dans la forteresse de Poenari . Aidé par quelques paysans du village d'Arefu , Vlad gagne la Transylvanie pour y rencontrer le nouveau roi de Hongrie, Matthias Corvinus. Mais ce derniere fait mettre Dracula aux arrêts et l'emprisonne à Visegrad.
 Vlad passera 12 ans en prison et deviendra bien plus tard le beau frère de son geôlier, il épousera le soeur de Mathias et deviendra à cette fin catholique, d'orthodoxe qu'il était. Ce choix décidera de sa libération en 1476. Il faudra attendre 1476 et la mort de Radu, pour que Vlad puisse reprendre son titre princier et - pour une troisième fois - reprendre son trône. Il retourne en Roumanie où il s'installe cette fois ci à Bucarest . Mais en décembre 1476, lors d'une nouvelle campagne militaire contre les Turcs, Vlad et ses hommes sont attaqué par un contingent de 4000 hommes, il finira assassiner et pour montrer la determination Turque, sa tête sera empalé sur un pieu dans la capitale Turque ConstantinopleLa pratique du supplice du Pal lui valut son surnom de Vlad Tepes, l'empaleur, mais aussi une réputation de grand sadique qui semble avoir été amplifiée par la propagande Germano-Hongroise.
Les parties orientales et méridionales de la chaîne des Carpates divisent la Roumanie en trois provinces :
A l'est la Moldavie qui jouxte le pays des Cosaques .
Au sud la Valachie région du Danube .
Au nord ouest la Transylvanie, isolée par les Carpates .
Au début du XV eme, ces provinces étaient dirigés par des Voivoides, terme désignant un titre de noblesse et une fonction administrative de Gouverneur. La Transylvanie était alors sous dépendance Hongroise et son Voivoide était le gouverneur de Hongrie, Jean Hunyadi. La Valachie et la Moldavie étaient autonomes et constituaient le dernier rempart du christianisme face à l'invasion Ottomane qui avait atteint la Bulgarie, après avoir fait tomber Constantinople.
La rumeur prétendit qu'organisant la résistance dans les Carpates, il avait conclu un pacte avec les forces du mal devenant un Vampyr, terme désignant Diable en roumain et Vampire en moldave .
Son histoire est mêlée de cette brume qui mélange Histoire, légendes et folklore. Sur un plan folklorique, le pal deviendra le pieu, qui est l'arme maîtresse contre les Vampires et sur un plan littéraire, Vlad Dracula deviendra sous sa forme vampirique le Comte Dracula.

Source:heresie.-wikipedia


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