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Parcourir : Accueil » 1. POEMES PAR THEMES » poèmes autobiographiques
poèmes autobiographiques
1.Sommaire de la rubrique
  1. Au revoir M A
  2. Toi, ce havre au bout du monde
  3. La foule lyonnaise
  4. La danse des parents décents
  5. L'étincelle de vie 
  6. Je l'ai lu dans ton ventre
  7. L U C A 
2. Au revoir M A
Au revoir M.A.

(à mon grand-père)


Passer un jour sans toi c'est comme
Dehors quand tombe une pluie d'automne
Ou sur une tombe des chrysanthèmes.
Mon Poème? Un écrit sans thème.

Tu t'fais la malle comme un voleur
Je suis seul comme un saule pleureur.
La vie, j'ai jamais dit gérer,
Mais ta mort... J'peux pas digérer.

Mon sentiment en ton absence
Est un endroit qui n'a pas de sens.
J'ai fumé juste pour prendre la fuite
Ma rancoeur m'a rejoint de suite.

Mon champ est froid, car c'est l'hiver.
Quel désert dans mon univers!
Tu m'aimas et sans cinéma.
Je porte tes initiales: M.A.
3. Toi, ce havre au bout du monde
Toi, ce havre au bout du monde


En provenance de Rouen,
Tancarville et son pont,
Je t'ai rallié, roulant
pour découvrir au fond:

La Seine, son estuaire
Et puis, autrement dit
Ta longue zone portuaire
Et le pont d'Normandie.

De bonne heure le matin
Observant l'horizon
Mon regard a atteint:
Des usines; des maisons

(Harfleur la soeur d'Honfleur);
Des cheminées qui fument;
De l'herbe et même des fleurs;
Et ce pétrole qu'on hume!

Par une belle météo
D'Août, en plein mois d'été,
J'ai découvert ton eau
Et... de l'autre côté.

Pour longer tes canaux
J'aurais pu prendre les quais
Ne pas voir les panneaux!
Des dockers, aux troquets,

M'auraient trouvé curieux.
Du quartier des neiges
Au clocher laborieux
J'aurais dit:"où vais-je?"

Alors, quartier de l'Eure,
Devant cette petite tour
En voyant passer l'heure
J'aurais fait demi-tour.

J'ai plutot préféré
Passer par Graville
Du haut du prieuré
Admirer ta ville,

Je n'ai pas pris les cotes
Ou bien les escaliers
Pour rallier la ville haute
Le courage pour allier.

Non, j'ai ensuite rejoint
Après de longs trottoirs
Le carrefour du Rond-point.
Tel un tableau d'Authouart,

Il m'a paru bruyant
Vivant et décoré;
Rue Aristide Briand,
Les gens sont colorés.

Après l'marché arabe,
Au triangle des gares
J'ai mangé un Kebab.
Puis j'ai vu tes hangars.

Il y en a beaucoup
Tout au bord des bassins.
Assis, buvant un coup
J'eus soudain un dessein.

Et ce, à la seconde
Où dit un plaisantin:
"Près du bout du monde
Je dormais ce matin
".

J'ai repris la route
en allant là tout droit
Sans avoir de doute
de trouver cet endroit.

Devant le grand Volcan
J'ai pris ta passerelle
Et aperçu, éloquents,
L'hotel et sa tourelle

(Qui ne sont pas géants
Comparés à l'église)
Et ton portail béant
Comme une belle balise!

Derrière c'était la mer
(Et non pas l'océan).
C'est alors qu'arrivèrent
Ces bons vieux goélands.

Pour bien me repérer
Du poucet n'ai plus l'âge.
Si seulement Perret
Avait vidé ta plage

De tous ses ronds galets,
J'aurais suivi les pas
De ceux qui sont allés
Voir la fin sans trépas.

J'ai fait confiance au sort
Entrant dans Sainte-Adresse
Et suis monté au fort
Qui tout là-bas se dresse.

De ce panorama:
La mer et des voiliers
En tous petits amas
Qui voguaient par milliers.

Alors non sans effort
J'ai pu sans brume, sans fard
Trouver ton sémaphore,
La Hève, son cap, son phare...

C'était la fin de piste.
Ce bord de la falaise
Que les impressionnistes
Ont dépeint bien à l'aise.

Après ce beau voyage,
Heureux comme Du Bellay
Et Ulysse son personnage,
J'ai ouvert les volets

D'une jolie maisonnée
Et y ai pris demeure.
Et pour bien résumer,
Si un matin je meurs,

J'aurais tout vu du monde
Serait allé au bout
Où des lieux à la ronde
Il n'y a pas un loup.
4. La foule lyonnaise

La foule lyonnaise

C'est entre Rhône et Saone
Quand j'étais étudiant
Que j'ai connu une faune
De piétons souriants,

Celle des imenses cités.
Moi, le petit normand,
Devant telle densité
J'sursautais par moments!

Mais, cette population
(Qui m'évoque bien des choses),
Pour son ébullition
Avait mille et une causes.

A la gare de Part-Dieu?
Ce centre commercial
Qui rassemble jeunes et vieux
A un rythme bestial.

Au parc de la tête d'or?
Ce drôle de personnage
Que tout le monde adore
Même sans en avoir l'âge.

Au coeur de la presqu'île?
Cette grande place Bellecour
Où s'amasse tout la ville
En récré dans sa cour.

A la place des Terreaux?
Cette fontaine étonnante
Où s'abreuvent les héros
Qui vont gravir des pentes.

Aux collines de Fourvière
Et de la belle Croix-rousse?
Ces lieux pour la prière
Si hauts qu'ils donnent la frousse.

Aux stations de métro?
Cett rame sans son chauffeur
Que les enfants aiment trop
Conduire d'un air farceur.

A la plaine de Gerland?
Cette équipe de football
Qu'on adule, plein d'allant
Du grand buteur au goal.

Au vieux-lyon et ailleurs?
Ces conviviaux bouchons
Où les vins les meilleurs
Accompagnent le cochon.

Si d'ordinaire la foule
même de loin peut me nuire,
Me répulse et me saoule
Au point de me faire fuire;

Si l'avis de Brassens
Je fais mien bien volontier
Et compte un nombre mince
D'expériences d'amitiés;

Je gardes dans mon coeur
Une boule. Là, bien à l'aise,
Cette jolie petite peur
De la foule lyonnaise.
5. la danse des parents décents
La danse des parents décents

(A Audrey)

A l'obélisque en élixir,
Qu'un astérisque en extincteur
Saupoudrera de ses senteurs
Goûte le nectar de mes désirs.

Choisis pour cause de coeur
Puise ces si doux vers à lire
Au seau que je ne sus emplir
D'un bouquet de proses en choeur.

Quand je répands mes errements
Réponds donc ma bienheureuse
De ta gorge sulfureuse
Par d'insensés susurrements.

En s'aimant sans faire souffrir,
Semons des graines d'éternité.
Arrosons les d'humanité.
C'est une mine de saphirs.

Jure de me le promettre,
Au plus profond de ma douleur,
Si mon amour un jour se meurt
En mon nom fait le renaître.

Quand l'homme dont le coeur se fend
Aura son âme en perdition
Souviens toi de cette mission
Veille pour lui sur ses enfants.

Qu'ils en soient reconnaissant
Et j'irai sans soucis dès lors
Cueillir sous les gouttes de l'or
Nos lauriers de parents décents.
6.L'étincelle de vie
L’étincelle de vie.

Ni le jour, ni la nuit, simplement au milieu.
Je le jure, je l’ai lue tout au fond de ses yeux,
Emouvante comme dans ceux d’une femme qui accouche.
Tout ça, c’était juste quand le soleil se couche.

En admirant là cette expression qu’elle m’offrait,
J’ai pris une pure bouffée d’un air presque trop frais.
Dans ma vie, un moment heureux et démentiel
Que tous ces nuages disparaissant de mon ciel…

A mille lieux des conventions ce beau sourire.
Mais, mon dieu, que pouvait-il bien vouloir dire ?
Elle ne le savait pas et d’ailleurs moi non plus.
Rien d’autre qu’un regard qui m’avait beaucoup plu.

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