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Parcourir : Accueil » 2. RECUEILS DE POEMES (PROJETS) » A la découverte de la Normandie.
A la découverte de la Normandie.
1. sommaire de la rubrique.
1. Toi ce havre au bout du monde.
2. Seine de Nostalgie Maritime.
3. Folklore havrais.
2. Toi, ce havre au bout du monde.

Toi, ce havre au bout du monde.

 

En provenance de Rouen,

Tancarville et son pont,

Je t'ai rallié, roulant

Pour découvrir au fond:

 

La Seine, son estuaire

Et puis, autrement dit

Ta longue zone portuaire

Et le pont d'Normandie.

 

De bonne heure le matin

Observant l'horizon

Mon regard a atteint:

Des usines; des maisons

 

(Harfleur la soeur d'Honfleur);

Des cheminées qui fument;

De l'herbe et même des fleurs;

Et ce pétrole qu'on hume!

 

Par une belle météo

D'Août, en plein mois d'été,

J'ai découvert ton eau

Et... de l'autre côté.

 

Pour longer tes canaux

J'aurais pu prendre les quais

Ne pas voir les panneaux!

Des dockers, aux troquets,

 

M'auraient trouvé curieux.

Du quartier des neiges

Au clocher laborieux

J'aurais dit:"où vais-je?"

 

Alors quartier de l'Eure

Devant cette petite tour

En voyant passer l'heure

J'aurais fait demi-tour.

 

J'ai plutôt préféré

Passer par Graville

Du haut du prieuré

Admirer ta ville,

 

 

 

 

 

 

Je n'ai pas pris les cotes

Ou bien les escaliers

Pour rallier la ville haute

Le courage pour allier.

 

Non, j'ai ensuite rejoints

Après de longs trottoirs

Le carrefour du Rond-point.

Tel un tableau d'Authouart,

 

Il m'a paru bruyant

Vivant et décoré;

Rue Aristide Briand,

Les gens sont colorés.

 

Après l'marché arabe,

Au triangle des gares

J'ai mangé un Kebab.

Puis j'ai vu tes hangars.

 

Il y en a beaucoup

Tout au bord des bassins.

Assis, buvant un coup

J'eus soudain un dessein.

 

Et ce, à la seconde

Où dit un plaisantin:

"Près du bout du monde

Je dormais ce matin".

 

J'ai repris la route

En allant là tout droit

Sans avoir de doute

De trouver cet endroit.

 

Devant le grand Volcan

J'ai pris ta passerelle

Et aperçu, éloquents,

L'hôtel et sa tourelle

 

(Qui ne sont pas géants

Comparés à l'église)

Et ton portail béant

Comme une belle balise!

 

 

 

 

 

 

Derrière c'était la mer

(Et non pas l'océan).

C'est alors qu'arrivèrent

Ces bons vieux goélands.

 

Pour bien me repérer

Du poucet n'ai plus l'âge.

Si seulement Perret

Avait vidé ta plage

 

De tous ses ronds galets

J'aurais suivi les pas

De ceux qui sont allés

Voir la fin sans trépas.

 

J'ai fait confiance au sort

Entrant dans Sainte-Adresse

Et suis monté au fort

Qui tout là-bas se dresse.

 

De ce panorama:

La mer et des voiliers

En tous petits amas

Qui voguaient par milliers.

 

Alors non sans effort

J'ai pu sans brume, sans fard

Trouver ton sémaphore,

La Hève, son cap, son phare...

 

C'était la fin de piste.

Ce bord de la falaise

Que les impressionnistes

Ont dépeints bien à l'aise.

 

Après ce beau voyage,

Heureux comme Du Bellay

Et Ulysse son personnage,

J'ai ouvert les volets

 

D'une jolie maisonnée

Et y ai pris demeure.

Et pour bien résumer,

Si un matin je meurs,

 

J'aurais tout vu du monde

Serait allé au bout

Où des lieux à la ronde

Il n'y a pas un loup.

3. Seine de nostalgie maritime.

Seine de nostalgie Maritime.

(Dédicacé à Pascal , aux écologistes et aux agriculteurs normands)

Souvenez-vous de l'âge d'or de ce pays adoré
Quand la nature abondante et fleurie nous le décorait.
Se le remémorer ici m'apparait légitime :
Vous rappelez-vous la contrée de Seine Maritime ?

En marchant, je la revois pleine d'herbe qui se mache.
Ses plaines humides et sages sont surpeuplées de vaches.
Sa mer, la Manche, vient percuter ses côtes sans frein.
Sa Seine, reine alanguie, tourne en boucle comme un refrain.

Avec ces usines, ces autoroutes et ces ports qu'ils ont construits
C'est son âme qu'ils ont pris et son charme qu'ils ont détruit.
L'odeur suffoquante de cette atmosphère incolore
Nous tue tous à petit feu, ce qui ne m'est pas indolore.

Avec ces centrales aux énergies sales dans leurs étals
Ils sont venus souiller le littoral départemental
Et tout n'est plus que pollution le long du fleuve normand.
Les riverains sont toujours éclairés même en s'endormant.

Qu'il était bon le temps des animaux dans sa campagne
Cette époque baroque où elle était douce compagne
Des paysans. Mais, ils l'ont défigurée de traits méchants.
J'ai de la nostalgie depuis l'arrivée de ces marchands.

4. folklore havrais

Folklore havrais.


Au havre, à mon arrivée,

J’ai été souvent perplexe

Des noms donnés par réflexe

A chaque lieu : on croit rêver !

 

Si en roulant sur « l’autopont »

On va rejoindre le « rond-point »

Là-bas, de rond il n’en est point

Mais juste un grand tunnel au fond !

 

Sur les hauts de Sainte-Adresse,

Parmi les maisons imbriquées ;

Près des  « oreilles de Mickey »,

Le « pain de sucre » se dresse.

 

Chaque dimanche, à la ronde,

Près des villas du « Nice havrais »

Les gens s’amassent pour de vrai,

Marchent jusqu’au « bout du monde ».

 

Pour la culture, c’est au « Volcan »

Que l’on se rend pour son aura.

Et puis, dans l’ancienne « Agora »

Se jouent des concerts éloquents.

 

Du « chapeau de Napoléon »,

Vers « de l’autre côté de l’eau »,

On voit, la nuit, plein de halos :

Honfleur, Deauville et leurs néons.

 

Du haut du « funiculaire »

On a une vue sublime

Sur la « gare maritime » ;

Portuaire est l’atmosphère.

§

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